VolMH: l’équi­page avait bien­per­du le contrôle

Monaco-Matin - - Monde -

Le­mys­tère du volMH370de la Ma­lay­sia Air­lines se­ra-t-il un jour éclair­ci? En tout cas, les élé­ments dé­voi­lés hier donnent quelques élé­ments sup­plé­men­taires pour ten­ter de ré­pondre aux nom­breuses ques­tions qui conti­nuent à se po­ser. Au pre­mier jour d’une réunion qui se dé­roule jus­qu’à ven­dre­di soir à Can­ber­ra (Aus­tra­lie), pen­dant la­quelle les ex­perts doivent pla­ni­fier la suite des re­cherches, un­rap­port du Bu­reau aus­tra­lien de la sé­cu­ri­té et des trans­ports (ATSB) est ve­nu met­treà­mal les théo­ries se­lon les­quelles le pi­lote avait en­core la maî­trise de l’ap­pa­reil au mo­ment de l’ac­ci­dent. Se­lon les conclu­sions de l’or­ga­nisme, les der­niè­res­com­mu­ni­ca­tions­sa­tel­li­taires de l’avion in­diquent qu’il « des­cen­dait à une vi­tesse très éle­vée » lors­qu’il adis­pa­ru. Et le­sa­na­lyses du vo­let ex­té­rieur droit, re­trou­vé au large de la Tan­za­nie, montrent qu’il était « très pro­ba­ble­ment dans une po­si­tion ré­trac­tée » , sug­gé­rant que l’ap­pa­reil n’était pas en po­si­tion d’amer­ris­sage avant de som­brer dans l’océan. Au­tre­ment dit, l’équi­page avait semble-t-il per­du le contrôle de l’avion, qui était en chute libre. Par ailleurs, le Boeing était à court de car­bu­rant lors­qu’il s’est vo­la­ti­li­sé.

« Ef­fort his­to­rique »

La zone de re­cherches avait été dé­ter­mi­née en par­tant de ces hy­po­thèses. Mais elles se voient donc confir­mées par les ex­perts aus­tra­liens. Et même si les in­tenses re­cherches sous-ma­rines au large de la côte oc­ci­den­tale de l’Aus­tra­lien’ont dé­bou­ché sur rien, « les ana­lyses sur la dé­rive de l’avion sug­gèrent qu’elles sont me­nées au bon en­droit » , a af­fir­mé l’ATSB. Le mi­nistre des Trans­ports aus­tra­lien, Dar­renC­hes­ter, s’est d’ailleurs dit confiant que leMH370se­ra re­trou­vé. « Nous fouillons dans la bonne zone, mais tout le monde doit prendre conscience du haut ni­veau de dif­fi­cul­té que nous ren­con­trons: les re­cherches [qui s’ef­fec­tuent sur 120000km2, Ndlr] se font à une pro­fon­deur de qua­treà six ki­lo­mètres, sur un ter­rain ac­ci­den­té de ca­nyons et ra­vins » , a-t-il ajou­té, sou­li­gnant l’ « ef­fort his­to­ri- que » mis en oeuvre, tant hu­main que tech­nique. Par ailleurs, les en­quê­teurs ont confir­mé que les trois dé­bris ré­cu­pé­rés le long du lit­to­ral oc­ci­den­tal de l’océan In­dien pro­ve­naient bien du MH370, et qu’ « il y a ac­tuel­le­ment plus de 20 dé­bris pré­sen­tant un in­té­rêt pour les en­quê­teurs qui se trouvent sur les côtes afri­caines, Ma­da­gas­car, les îles Maurice, de LaRéu­nion et Ro­drigues » . De quoi es­pé­rer de nou­veaux éclair­cis­se­ments à l’ave­nir. 1. Le Boeing 777 de la com­pa­gnie aé­rienne ma­lai­sienne a dis­pa­ru le 8 mars 2014 avec 239 per­sonnes à bord, peu après­son­dé­col­la­ge­deKua­laLum­purà­des­ti­na­tion­dePé­kin, et se se­rait abî­mé dans l’océan In­dien. Cette dis­pa­ri­tion conti­nue à consti­tuer l’un des plus grands mys­tères de l’his­toire de l’avia­tion ci­vile.

(Pho­to AFP)

Les ana­lyses me­nées sur la dé­ri­ve­duBoeing  ac­cré­ditent ce qui res­tait jusque-là du do­maine de l’hy­po­thèse.

Newspapers in French

Newspapers from Monaco

© PressReader. All rights reserved.