Jup­pé,

Tou­lon: «Alain c’est une­main de fer dans un gant de ve­lours!»

Monaco-Matin - - Le Débat - K. M.

À Saint-Ra­phaël, M. et Mme Lom­bard ont in­vi­té chez eux Jean-Bap­tiste Fal­du­to, dé­lé­gué dé­par­te­men­tal de Sens com­mun( ve­nu­deTou­lon, et un jeune couple ve­nu don­ner une confé­rence, le soir­même, au­tour de quelques piz­zas et de vin ro­sé pour suivre ce dé­bat. « La fer­me­té de Fillon » est d’em­blée sa­luéeà­sa­pre­mière prise de pa­role par Da­nièle Lom­bard, qui va vo­ter pour lui à la primaire. « Il a le sta­tut d’un­chef d’État » dit-elle. « Il a fait une ré­ponse dif­fé­rente des autres, il faut ré­soudre les pro­blèmes de fond » re­lève M. Fal­du­to, éga­le­ment ac­quis à la­cause de l’an­cien Pre­mier mi­nistre. Et no­tam­ment à sa ligne éco­no­mique. Sur la ques­tion des ins­ti­tu­tions, les pro­pos de Fran­çois Fillon sus­citent une autre ap­pro­ba­tion: « C’est bien en­voyé » , ap­pré­cie la mi­li­tante ra­phaë­loise. Et d’ajou­ter: « Ce qui m’in­té­resse aus­si chez lui, ce sont ses en­ga­ge­ments vis-à-vis de la fa­mille. » Jean-Bap­tiste Fal­du­to ap­plau­dit à la sor­tie de son can­di­dat qui veut exer­cer le pou­voir avec « des gens et femmes com­pé­tents et qui viennent de la so­cié­té ci­vile » . « Bien dit! Ça suf­fit des énarques », ap­prouve le Tou­lon­nais. Pour lui, Fran­çois Fillon a com­mis un sans-faute et « mar­qué des points » lors de ce deuxième dé­bat. Da­niè­leLom­bar­de­nest éga­le­ment per­sua­dée. 1. Mou­ve­men­té­ma­nant­de­laMa­nif­pour­tous au sein du par­ti Les Ré­pu­bli­cains. Ç’au­rait pu être une soi­rée en­tre­potes ras­sem­blés par l’amour du foot, les dé­ci­bels en moins. Hier soir, de­vant l’écran té­lé per­ché au­des­sus du comp­toir de La Ci­vette du quar­tier La Lou­bière, àTou­lon, une di­zaine de co­pains ont choi­si de par­ta­ger des piz­zas de­vant le deuxiè­me­dé­bat de la primaire. Cer­tains sont en­ga­gés en po­li­tique, d’autres non… Mais tous par­tagent un même sou­tien pour Alain Jup­pé. Aus­si po­sés que « leur » can­di­dat, ils écoutent at­ten­ti­ve­ment les échanges, sou­rient, comme Céline, des prises de bec, sa­luent d’un geste, d’un ho­che­ment de la tête les pro­posde leur fa­vo­ri. « On voit bien quand même que Sar­ko, Jup­pé et Fillon sont au-des­sus du lot », lâche Re­né à la « mi-temps » (la cou­pure pub). Alain confirme: « Jup­pé est plus calme, il cherche à re­grou­per. » La pre­mière par­tie peine à les convaincre : « Qu’on parle d’or­don­nances ou de ré­fé­ren­dums, je ne suis pas cer­tain que ça parle aux gens », dé­plore Be­noît.

« Il a une hau­teur de point de vue »

Ce « tour de chauffe » se­lon Mo­ham­med, est vite ba­layé par les ques­tions de sé­cu­ri­té et de lutte contre le ter­ro­risme. « Alain Jup­pé ne juge pas le pas­sé, et ses ad­ver­saires n’ont rien à lui re- pro­cher », ana­lyse Ma­non. De­vant cette « sur­en­chère na­tio­nale » se­lon Ch­ris­tophe, « il a tout de même une hau­teur du point de vue ». « Jup­pé, c’est une main de fer dans un gant de ve­lours, ré­sume Re­né, en ré­ponse à Be­noît qui re­le­vait la ca­pa­ci­té­de­son can­di­da­tàap­pa­raître à la fois ferme et apai­sé. Par deux fois, sur les ques­tions de sé­cu­ri­té, il a re- pris la main dans dé­bat »… Les al­liances po­li­tiques, l’Édu­ca­tion na­tio­nale, ren­for­centMa­non, Ch­ris­tophe, Ma­thieu et leurs amis dans leur convic­tion, celle d’avoir fait le bon choix: « C’est plu­tôt pro­met­teur, conclut Mo­ham­med. Ils fe­ront presque tous de très bons mi­nistres dans le gou­ver­ne­ment d’Alain Jup­pé! » le

(Pho­to Pa­trick Blan­chard)

Une di­zaine d’amis s’est réunie hier soir, à La Ci­vette de La Lou­bière, à Tou­lon, pour as­sis­ter à la pres­ta­tion de « leur » can­di­dat dans le deuxième dé­bat de la primaire.

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