Sar­ko­zy

ÀNice, en cham­pion à la per­ma­nence d’Eric Ciot­ti

Monaco-Matin - - Le Débat - G. L. G. DE L.

« Pour moi, ce n’était pas un dé­bat, mais Le Maillon faible. Il ne­man­quait que Lau­rence Boc­co­li­ni. » As­sis toute la soi­rée au­mi­lieu de la tren­taine de mi­li­tants des Ré­pu­bli­cains ins­tal­lés dans la per­ma­nence d’Eric Ciot­ti, ni­chée face au port de Nice, Gilles Robles s’avoue dé­çu. « On n’a rien ap­pris. Un dé­bat, c’est pro­jet contre pro­jet. Là, ils sont sept, ça fait cinq de trop. » Gilles, chauf­feur-li­vreur à 1700 eu­ros par mois en­vi­ron, a mi­li­té au FN avant de si­gner chez Les Ré­pu­bli­cains en 2007 avec l’ar­ri­vée de Ni­co­las Sar­ko­zy. Il sou­haite un pré­sident ca­pable de res­tau­rer l’au­to­ri­té. Sui­vez mon re­gard…

« Il a ava­lé son pain au cho­co­lat de tra­vers »

Car entre parts de piz­za, ca­ca­huètes, vin rouge et jus d’orange, on est ve­nu ma­jo­ri­tai­re­ment pour sou­te­nir le « cham­pion », Ni­co­las Sar­ko­zy. Rien d’éton­nant à ce­manque de di­ver­si­té dans l’as­sis­tance: Eric Ciot­ti est porte-pa­role de l’an­cien­pré­sident de la Ré­pu­blique. Après une en­tame plu­tôt morne, la salle à la­moyenne d’âge au-de­là de la cin­quan­tai­ne­va se ré­veillerà20h53 exac­te­ment, avec le lap­sus de Jean-Fran­çois Co­pé. Il se mé­lange alors les pin­ceaux et pro­met de nom­mer des « mi­nistres de gauche ». Bron­ca dans la salle. « Il a ava­lé son pain au cho­co­lat de tra­vers », iro­ni­seune mi­li­tante. Les quar­tiers, l’Eu­rope, l’édu­ca­tion, Bay­rou, le chô­mage, les su­jets ont dé­fi­lé. Mais c’est sur la sé­cu­ri­té face au ter­ro­risme, dans une ville tou­chée par l’at­ten­tat du 14 juillet, que les pro­pos de Ni­co­las Sar­ko­zy ont été très ap­plau­dis. En fin de dé­bat, An­drea, jeune mi­li­tant, était l’un des seuls à confier sa neu­tra­li­té. « J’ai écou­té, no­té les idées qui m’in­ter­pellent. Je me dé­ci­de­rai en­suite. » Glo­ba­le­ment, tous ont trou­vé Ni­co­las Sar­ko­zy moins ner­veux qu’au pre­mier dé­bat. « Il était plus ou­vert, moins agi­té, plus in­ci­sif », ré­sume Pa­tri­cia, 65 ans. « À la vôtre! » Un verre de pas­tis à la­main, le col dé­ga­gé et le sou­rire aux lèvres, la pe­tite tren­taine de sou­tiens de Bru­no Le Maire, élus des com­munes voi­sines comme mi­li­tants, ont choi­si le res­tau­rant Dou Cas­teou à Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Ma­ri­times) pour sou­te­nir leur cham­pion hier. Réunis entre le bar et l’écran géant ca­lé sur BFM TV, c’est dans un brou­ha­ha joyeux qu’ils ont abor­dé ce deuxième dé­bat. Et tous at­ten­daient beau­coup­du­can­di­dat. « On veut qu’il mette ses tripes sur la table » , Va­len­tin, étu­diant ba­che­lor à l’Ed­hec, suit « BLM » de­puis 2013 et ne mâche pas ses mots. « Il a re­con­nu qu’il n’avait pas réus­si le pre­mier dé­bat. C’est un die­sel, il dé­marre len­te­ment. Au­jourd’hui, il est très bon, la se­maine pro­chaine, il se­ra ex­cellent » , pro­nos­tique même Tho­mas Bé­ret­to­ni, ad­joint à l’ad­mi­nis­tra­tion. Et la cra­vate, alors? Pour Va­len­tin, il la por­te­ra. « On lui a re­pro­ché la der­nière fois. » Le jeune homme avait vu juste. La soi­rée té­lé- dé­bat s’est pour­sui­vie avec une blan­quette de veau et un faux­fi­let. À la cool, quoi.

(Pho­to G. L.)

La bourde de Jean- Fran­çois Co­pé sur les l’as­sis­tance. « mi­nistres de gauche » a ré­veillé

(Pho­to Laurent Tha­reau)

Elus comme mi­li­tants at­ten­daient beau­coup du can­di­dat pour ce deuxième dé­bat.

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