« Un concept low cost est re­la­ti­ve­ment sen­sé »

Pierre Vel­lay, pré­sident New& Next con­sul­ting

Monaco-Matin - - France/monde - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR THO­MAS MI­CHEL tmi­chel@ni­ce­ma­tin.fr

Un­temp­sen charge de la stra­té­gie de la flotte AirF­ran­ceetKLM, Pier­reVel­lay as­siste au­jourd’hui les avion­neurs et mo­to­ristes, à son compte (New&Next con­sul­ting), sur leur stra­té­gie pro­duits. L’ex­pert res­te­tou­te­fois « très­proche d’AirF­ran­cea­mi­ca­le­ment» et « suis de fa­çon­trè­sé­troi­te­ce­qu’ils font ». In­vi­té­hierà­te­nir une confé­rence sur le thème « Les avion­neurs face au be­soin des com­pa­gnies», à l’oc­ca­sion de l’APGWorld Con­nect– qui réunit  com­pa­gnie­saé­rien­nesàMo­na­co jus­qu’àau­jourd’hui, Pier­reVel­lay dé­crypte las­tra­té­gie d’AirF­rance.

Air Fran­ce­vient d’an­non­cer le lan­ce­ment d’une nou­velle com­pa­gnie, moyen et long-cour­rier, sous l’éti­quette « low cost ». Sa­luez-vous cette ini­tia­tive? Pour bais­ser les coûts il faut faire des éco­no­mies au­ni­veau du ser­vice. Au­jourd’hui, dans les com­po­si­tions d’équi­page, il y a beau­coup plus de monde que ne l’exige la ré­gle­men­ta­tion, et ce­ci est lié au ser­vi­ceà­bord. Donc en sim­pli­fiant le ser­vi­ceà­bord– çaaé­té fait sur moyen-cour­rier –, ilya­pos­si­bi­li­té de ré­duire les coûts. Et le fait d’in­tro­duire sur cer­taines lignes, qui sont des lignes plu­tôt de type loisirs, un concept de type « low cost » est re­la­ti­ve­ment sen­sé. Main­te­nant, la grande dif­fé­ren­ceentre ceque peut of­frir Air Fran­ceet ceque peuvent of­frir les autres com­pa­gnies qui sont soi-di­sant « low cost », c’est qu’Air Fran­ceaun sys­tème de connexions. Et il ne faut ja­mais ou­blier que la connexion de pas­sa­gers est un su­jet qui coû­teex­trê­me­ment cher, et ceux qui ne font que du low­cost moyen ou long cour­rier n’offrent pas cet­te­pos­si­bi­li­téde connexion.

Donc Air Fran­ce­part ave­cun avan­tage, eta­peut-être­mis trop de tempsà­prendre le­vi­rage ? Non, parce qu’ilyaun­pro­blème so­cial qui est ex­trê­me­ment dif­fi­cile avec les na­vi­gants, qui est his­to­rique, et là il y a un­be­soin de com­pré­hen­sion et d’in­tel­li­gence de la part de cet­te­po­pu­la­tion.

Ce­la marque-t-il une ré­vo­lu­tion dans la phi­lo­so­phie de l’en­tre­prise? C’est un nou­veau pro­duit, pas une ré­vo­lu­tion. Dans le temps ,il y avait du char­ter, ilya­du ta­rif par­ti­cu­lier sur cer­taines des­ti­na­tions com­medes avions confi­gu­rés pour les An­tilles, la Réunion et l’océan In­dien. C’est une fa­çon­com­plé­men­taire d’ap­pré­cier tout ce qui peut se faire au tra­vers du loi­sir pour bais­ser les coûts et, au-de­là des coûts, les ta­rifs, tout en main­te­nant une marge. Par­ce­qu’au­jourd’hui, les coûts ne per­mettent pas de dé­ga­ger une marge. Et, sans marges et sans pro­fits, vous ne pou­vez pas faire d’in­ves­tis­se­ment et de crois­sance.

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