CHPG: un­pi­ra­ta­geà­dis­tance

Monaco-Matin - - L’info Du Jour -

« C’est un in­for­ma­ti­cien de ta­lent, au­to­di­dacte, cer­tai­ne­ment quel­qu’un de très com­pé­tent en in­for­ma­tique. »

C’est ain­si qu’est dé­crit, par le pro­cu­reur gé­né­ral Jacques Do­ré­mieux, le pi­rate qui a mis la main sur le sys­tème du CHPG. Convo­qué par la jus­tice le 10 oc­tobre après plu­sieurs mois d’in­ves­ti­ga­tions, l’homme de 25 ans – un an­cien contrac­tuel du ser­vice in­for­ma­tique – a re­con­nu deux at­taques in­for­ma­tiques les 8 jan­vier, pro­vo­quant un ra­len­tis­se­ment du ré­seau élec­tro­nique, et le 15 juin, avec l’en­voi par e-mail, à plus de 500 adresses, des don­nées per­son­nelles de l’en­semble des sa­la­riés de l’hô­pi­tal. Pour la pre­mière at­taque, l’au­teur pré­su­mé a installé un vi­rus sur les ser­veurs du CHPG, ren­du ac­tif après son dé­part, quelques mois plus tard.

« Le se­cond pi­ra­tage était beau­coup plus so­phis­ti­qué car réa­li­sé à dis­tance »,

sou­ligne le pro­cu­reur. Le mis en cause est par­ve­nu à s’in­tro­duire dans la mes­sa­ge­rie de sa chef de ser­vice en fé­vrier 2016. Le 15 juin, il a agi de­puis un cy­ber­ca­fé de Nice, en ren­trant dans la mes­sa­ge­rie.

« L’ob­jec­tif était de se ven­ger de ce qu’il croyait être une pro­fonde in­jus­tice face à son li­cen­cie­ment »,

ex­plique Jacques Do­ré­mieux. Mais la trans­mis­sion de cer­taines in­for­ma­tions er­ro­nées est-elle vo­lon­taire?

« Les dos­siers n’ont pas été re­tra­vaillés. Les er­reurs n’émanent pas du pi­rate »,

pré­cise le pro­cu­reur gé­né­ral. L’homme doit être pro­chai­ne­ment in­cul­pé et se­ra ju­gé cer­tai­ne­ment au prin­temps. Il risque cinq an­nées d’em­pri­son­ne­ment au maxi­mum.

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