Ou­trage? Non, ques­tion…

Monaco-Matin - - « Nice-matin », C’est Vous - de Fran­çois Ros­so

La confron­ta­tion di­recte de lec­teurs (sé­lec­tion­nés, le jeu ap­pe­lant for­cé­ment un nombre li­mi­té de par­ti­ci­pants), avec celle ou ce­lui qui se­ra le pro­chain pré­sident de la Ré­pu­blique, va dans le sens sou­hai­té par les ci­toyens: du contact, de la confron­ta­tion sans filtre… La re­la­tion de ces ren­dez-vous or­ga­ni­sés par Nice-Ma­tin et Var-ma­tin a le­mé­rite d’exis­ter, de faire plai­sir aux par­ti­ci­pants, d’être in­for­ma­tive. Ré­pé­ti­tive? Les jour­na­listes ne sont pas en cause. Ce sont les can­di­dats qui le sont. Aus­si, l’exer­cice mé­ri­te­rait de voir po­ser la pe­tite ques­tion in­at­ten­due qui pique. On l’at­ten­drait, on la cher­che­rait. Elle se­rait mise en va­leur, car elle dé­mar­que­rait le jour­nal de ses concur­rents. Elle se­rait ce clin d’oeil ir­ré­vé­ren­cieux qui rompt le couple jour­na­lis­te­po­li­tique sou­vent mon­tré du doigt sur l’air de « ils­vont-si-bien- en­semble » . C’est sou­vent in­juste. Mais à l’heure où les mé­dias font des en­quêtes sur la… cré­di­bi­li­té des jour­na­listes, ce se­rait bien de sor­tir la plume à grat­ter. Si un pré­sident ne doit pas tout dire, un fu­tur pré­sident doit pou­voir tout en­tendre. Et y ré­pondre, sans se sen­tir ou­tra­gé.

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