AS Mo­na­co : un rythme d’en­fer

Avec un to­tal de 50 buts mar­qués en 20 matches, toutes com­pé­ti­tions confon­dues, l’ASM ne semble ja­mais ras­sa­siée sur le plan of­fen­sif. Ne lais­sant au­cun ré­pit à ses ad­ver­saires

Monaco-Matin - - La Une - FA­BIEN PI­GALLE

La réus­site de l’ASMo­na­co cette sai­son est es­sen­tiel­le­ment due à la qua­li­té de son groupe et à la ges­tion jusque-là par­faite de son coach Leao­nar­do Jar­dim. Le tech­ni­cien por­tu­gais peut se fé­li­ci­ter d’avoir un groupe d’une ving­taine de joueurs ca­pa­bles­de­dé­bu­ter une ren­contre en L1 sans sour­ciller. Ou de ren­trer en cours de jeu pour fai­re­pen­cher la ba­lance. Mo­na­co use ses ad­ver­saires sur la lon­gueurd’une ren­contre et s’ap­puie ré­gu­liè­re­ment sur les en­trants pour pour­suivre sa do­mi­na­tion. Et sou­vent, ça fonc­tionne. « Quand ils entrent, ils veulent jouer et prou­ver qu’ils ont leur place. Donc la pres­sion ne re­des­cend ja­mais en fait » , consta­tait im­pres­sion­né Be­noit Pe­dret­ti à l’heure de quit­ter le Louis-II avecNan­cy (dé­faite 6-0) sa­me­di en fin de jour­née. « Sur les cô­tés, ils ont des la­té­raux qui ap­portent tou­jours le sur­nombre. Que ce soit Men­dy ou Si­di­bé, ils ont un très gros vo­lume de jeu » , avouait-il à l’un de nos confrères. Fa­ta­liste, mais pas abat­tu. « Ça ne doit pas nous tou­cher plus que ça, on ne boxe pas dans la même ca- té­go­rie » , re­la­ti­vi­sait-il. Et les chiffres lui donnent rai­son. Sur les 50 buts ins­crits cette sai­son par l’ASM, toutes com­pé­ti­tions confon­dues, 20 ont été mar­qués dans les 20 der­nières mi­nutes du match. Contrai­re­ment à la sai­son pas­sée, les Mo­né­gas­ques­nese contentent plus de gé­rer leur avance, mais conti­nuent d’al­ler de l’avant, ce qui of­freuns­pec­tacle ra­reenL1. Con­treNan­cy, Car­rilloetM­bap­pé en­trés en jeu ont été dé­ci­sifs. Co­ren­tin Jean a ap­por­té beau­coup de vi­tesse et de spon­ta­néi­té. Le dé­bou­léde Men­dy à la 88e pour le 4-0 re­flé­tait par­fai­te­ment cet­te­vo­lon­té­dene rien lâ­cher. Comme un sym­bole.

« On va être dif­fi­cile à bou­ger »

« On ne va pas se prendre pour ce qu’on n’est pas, mais je peux vous dire qu’on va être dif­fi­ci­leà­bou­ger cette sai­son si on conti­nue comme ça » , pré­vient Tie­mouéBa­kayo­ko, qui ne par­ti­ra pas en sé­lec­tion es­poirs suite au chan­ge­ment de gé­né­ra­tion. « En fait, il y a deux équipes dans ce cham­pion­nat : Mo­na­co et le PSG sont au-des­sus des autres. Quand je re­garde les matches de Mo­na­co, je me dis qu’ils peuvent al­ler au bout » , lâ­chait Pa­blo Cor­rea le coach nan­céien. « Quand les rem­pla­çants entrent, ils se mettent ra­pi­de­ment au bou­lot, pour­suit Ba­kayo­ko. Mais il n’y a pas un groupe de ti­tu­laires et un autre de rem­pla­çants. Tout le monde a sa place. Quand on mène au score, on ne cal­cule plus » . En ce mo­ment, tout roule pour Jar­dim. Ses choix sont payants. Avec pour dogme : « l’in­ten­si­té » . Le match de Va­lère Ger­main contre Nan­cy est à ana­ly­ser par ce prisme. Certes, l’ex-ni­çois a fait preuve de mal­adresse, mais il a pe­sé sur la ren­contre et contri­bué in­di­rec­te­ment au feu d’ar­ti­fice de fin de match. « Son tra­vail est hy­per im­por­tant, pré­cise Ba­kayo­ko. C’est le pre­mier joueur à dé­mar­rer le pres­sing, il gêne consi­dé­ra­ble­ment les re­lances et si on a pu ré­cu­pé­rer au­tant de bal­lons, c’est aus­si grâce à lui. Nan­cy a eu beau­coup de dé­chet dans la passe » . Jus­qu’ici, cha­cun amène sa pierre à l’édi­fice. Et avec des bases aus­si so­lides, cette équipe peut at­teindre des som­mets.

(Pho­tos C.Do­der­gny)

Avec la dé­faite du voi­sin ni­çois à Caen (- ), l’ASM est re­ve­nue à trois pe­tites lon­gueurs de la tête.

Newspapers in French

Newspapers from Monaco

© PressReader. All rights reserved.