TOP  ( JOUR­NÉE) Tou­lon cro­qué par Lyon

Do­mi­né dans les phases de conquête par des Lyon­nais af­fa­més, le RCT s’est lo­gi­que­ment fait man­ger par le LOU hier après-mi­di

Monaco-Matin - - Sports - PHI­LIPPE BERSIA

Il y a des jours à ne pas met­treun­vrai Tou­lon­nais de­hors… Hier, l’hi­ver est bru­ta­le­ment tom­bé­sur Lyon à l’heure du­mat­chet le froid asem­blé anes­thé­sierdes Va­rois qu’on at­ten­dait un peu plus in­ves­tis et vi­ru­lents de­vant. Àl’in­verse, les hommes de Pierre Mignoni ont évo­lué comme sur un nuage et se sont taillé la part du lion, dan­sun­com­bat­quia­ra­pi­de­ment tour­né en leur fa­veur. Pris dans l’agres­si­vi­té, les Tou­lon­nais n’ont ja­mais vrai­ment exis­té dans ce match, concé­dant­beau­coup trop de fau­te­set­de­points pour pou­voir es­pé­rer mieux. Mike Ford ex­pli­que­ra plus tard qu’on joue comme on s’en­traîne, met­tant l’ac­cent sur des séances ra­tées en mi­lieu de se­maine dans les sec­teurs de la tou­cheetde la mê­lée… Por­té par ses avants de­puis plu­sieurs matches, le RCT n’a pu, cette fois, comp­ter sur eux (au moins 8 touches et quatre mê­lées per­dues). La faute à des Lyon­nais per­for­mants en conquête, bien sûr, mais pas seule­ment. Les Fearns, très en vue hier après-mi­di, et au­trePu­ri­cel­li, tou­jours aus­si à l’aise en tou- e che, n’avaient pas vrai­ment be­soin d’un coup de moins bien des Tou­lon­nais pour briller. L’en­vie était clai­re­ment de leur­cô­té. Et la réus­site aus­si. Ver­meu­len, qui avait pour­tant­ga­gné le toss, leu­raain­si lais­sé le choix de jouer avec le vent en pre­mière mi­temps, ce­qui s’est ré­vé­lé ca­tas­tro­phique: « Dé­mar­rer avec le vent, c’était plus fa­cile pour nous. Ils ont eu deux échecs au pied en pre­mière mi-temps et ça nous a bien ai­dés. Fi­na­le­ment, ça a eu une grosse in­ci­dence, parce que le vent est tom­bé en deuxième mi-temps » , re­con­nais­sait Fred Mi­cha­la­ka­près­coup.

Rien n’a tour­né rond

Lui aus­si était dans un bon jour, comme si tout de­vait sou­ri­re­hier au Lyon­nais, et il n’a pas man­qué d’en­quiller toutes les pé­na­li­tés qui se sont pré­sen­téesà­sa­por­tée. Tou­lon, me­né 12-3 puis 19-3 à la suite d’un es­sai d’Ival­di consé­cu­tifàun­bal­lon por­té, a bien failli re­ve­nir au score sur une pé­nal­touche à la 39e mi­nute. Mais Orio­li s’est alors fait contrer et, sur le temps de jeu sui­vant, c’est Do­mi­nés dans tous les sec­teurs, no­tam­ment en touche et en mê­lée, les Tou­lon­nais n’ont ja­mais exis­té, hier, dans le froid lyon­nais.

en­core Lyon qui a mar­qué alors que Su­ta était aver­ti (22-6, 40e). Non, dé­ci­dé­ment, rien ne vou­lait tour­ner rond hier chez les Rouge et Noir du RCT. L’en­ta­mede la se­conde pé­riode ne fit que confir­mer l’éner­gie en plus des hommes de Mignoni. En­core ca­pables d’ac­cé­lé­rer et de contrer par­fai­te­ment les vel­léi­tés tou­lon­naises pour tuer le match en force dès la re­prise (27-6, 54e). Le reste n’au­ra plus vrai­ment d’in­té­rêt, même si le RCT, vexé et en su­pé­rio­ri­té nu­mé­rique, par­vint quand même à ré­dui­reun­peu la fac­tu­re­sur un jo­li bal­lon por­té (27-13, 70e). No­tons quand­même les pre­miers pas d’Ayu­mu Go­ro­ma­ru enRouge et Noir. Ren­tré en jeu à la 55e mi­nute, le Ja­po­nais n’a ni trem­blé, ni dé­mé­ri­té. Mais c’est à peu près tout ce que l’his­toire re­tien­dra de ce match tout sim­ple­ment ra­té par les vrais Tou­lon­nais...

(Pho­to Do­mi­nique Le­riche)

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