La SDS, l’école du de­si­gn in­no­vant et du­rable L’idée

Se ba­sant sur le de­si­gn thin­king et l’open in­no­va­tion, l’école ni­çoise ap­prend aux étu­diants à ima­gi­ner des ser­vices ori­gi­naux, créer des pro­duits per­ti­nents et du­rables

Monaco-Matin - - L’économie - KA­RINE WENGER kwen­ger@ni­ce­ma­tin.fr

Son em­pla­ce­ment même au Crown, le bâ­ti­ment la­bel­li­sé Haute Qua­li­té En­vi­ron­ne­men­tale de l’Eco-Val­lée de Nice af­fiche clai­re­ment la cou­leur: la Sus­tai­nable De­si­gn School (SDS) est une école de de­si­gn et d’in­no­va­tion du­rable. Fon­dée en 2012 par Pa­trick Le Qué­ment, Mau­rille La­ri­viè­reetMarcVan Pe­te­ghem, cette école pri­vée re­pose sur un constat: « Le de­si­gn prend de plus en plus de place dans notre so­cié­té. Dans les en­tre­prises, il est pas­sé de l’im­plé­men­ta­tion à la stra­té­gie. Il ins­crit éga­le­ment l’in­no­va­tion dans le dé­ve­lop­pe­ment du­rable. L’école est là pour en faire prendre conscience à ses étu­diants. Elle leur fait me­su­rer l’im­pact de leurs décisions sur le fu­tur de la pla­nète » , ex­plique Ch­ris­tine Truc-Mo­di­ca, di­rec­trice des par­te­na­riats de l’école.

Em­pa­thie et res­pon­sa­bi­li­té

L’homme est au coeur de cette ap­proche. « Nous for­mons les fu­turs di­plô­més à ob­ser­ver, à com­prendre les per­sonnes dans leur contexte de vie et de tra­vail en uti­li­sant le de­si­gn thin­king et l’open in­no­va­tion. Ce­la per- met de re­pen­ser et de dé­cou­vrir de nou­veaux usages, d’ima­gi­ner des ser­vices ori­gi­naux, de créer des pro­duits et sou­vent des bu­si­ness mo­dels per­ti­nents, dans le contexte ac­tuel de crois­sance verte. » Une crois­sance verte qui, se­lon l’Or­ga­ni­sa­tion in­ter­na­tio­nale du tra­vail (OIT), crée­ra 15 à 60 mil­lions d’em­plois sup­plé­men­taires dans le­monde sur les vingt pro­chaines an­nées.

In­no­va­tion du­rable par le faire

Membre de l’Uni­ver­si­té Cô­ted’Azur, la SDS pro­pose un cur­sus sur cinq ans à tous les ba­che­liers, quelle que soit leur sé­rie. « Notre pé­da­go­gie re­pose sur le faire. Nous le dé­ve­lop­pons avec des mé­thodes de des­sin, parce que le de­si­gner pense avec un crayon à la main. C’est un for­mi­dable ou­til de com­mu­ni­ca­tion et de ré­flexion. Nous pro­po­sons à nos soixante étu­diants ve­nus du monde en­tier une mise à ni­veau dans les tech­niques d’ex­pres­sion ani­mée. » Puisque rien n’est mieux que la pra­tique, les élèves de l’école doivent par­ti­ci­per à la réa­li­sa­tion de pro­jets de par­te­na­riats avec des en­tre­prises. Une tâche qui in­combe à Ch­ris­tine Truc-Mo­di­ca. « Mon rôle est de trou­ver les meilleurs par­te­na­riats pour l’école avec des so­cié­tés qui par­tagent nos va­leurs. Les élèves, même les Pre­mière an­née, doivent choi­sir deux pro­jets par­mi les huit que nous leur pro­po­sons. De la phase de re­cherche au pro­to­ty­page en pas­sant par l’idéa­tion, c’est un tra­vail réa­li­sé en équipe mul­ti­dis­ci­pli­naire et mul­ti­cul­tu­relle. 50 % de nos élèves viennent de l’étran­ger. C’est un atout car notre but est de pro­po­ser une ex­pé­rience glo­bale. » L’an der­nier, cer­tains étu­diants ont re­de­si­gné le centre-ville de Saint-Ju­lien-enGe­ne­vois. D’autres ont re­dé­fi­ni, à la de­mande de L’Oréal, l’ex­pé­rience shop­ping beau­té en Chine…Tan­dis­qu’un autre grou­pe­plan­chait sur l’agence de voyages du fu­tur avec Ama­deus. Ces par­te­na­riats sont pris très au sé­rieux par les en­tre­prises qui y trouvent des so­lu­tions dis­rup­tives à leur pro­blé­ma­tique. Ils le sont aus­si par les étu­diants. Et la mé­thode porte de jo­lis fruits. Pour preuve, le pro­jet me­né l’an der­nier sur les bu­reaux du fu­tur a rem­por­té le prix Eco- Val­lée 2016. www.the-sds.com

(Pho­tos K.W.)

« À l’école, l’hu­main est au centre de notre ap­proche », in­siste Ch­ris­tine Truc-Mo­di­ca.

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