Un mal pour un bien !

A Caen, l’OGC Nice a per­du pour la pre­mière fois de la sai­son en Ligue 1 et pour la pre­mière fois contre moins fort. Ce qui l’a ir­ri­té mais qui doit lui ser­vir pour la suite...

Monaco-Matin - - Sports - VINCENT MENICHINI

Pour les Ni­çois, la re­prise de l’en­traî­ne­ment est pré­vue de­main. Ils au­ront beau­coup de choses à se ra­con­ter après le couac à Caen et les deux jours de re­pos qui ont sui­vi. Du re­pos, vrai­ment ? Au vu de ce qu’ils ont mis sur pied di­manche et de l’at­ti­tude in­co­hé­rente des uns et des autres, on pour­rait pen­ser le contraire et qu’au lieu d’al­ler flâ­ner ici ou là, ils fe­raient mieux de se re­mettre au bou­lot ra­pi­de­ment. Or, ce se­rait oc­cul­ter tout ce qu’ils ont ma­gni­fi­que­ment réa­li­sé jus­qu’à pré­sent et qu’avant d’en­ta­mer une sé­rie de 10 matchs en l’es­pace d’un mois, ils ont vrai­ment be­soin­de­prendre un peu de bon temps pour être sain de corps et d’es­prit jus­qu’aux fêtes de fin d’an­née. De leur voyage en Nor­man­die, ils sont re­ve­nus ca­bos­sés. Com­ment pou­vait-il en être au­tre­ment avec aus­si peu de consis­tance dans les duels et une agres­si­vi­té sou­vent­mal pla­cée ? Com­ment es­pé­rer mieux quand vous pen­sez qu’une équipe qui joue sa­peau­va­vous dé­rou­ler le ta­pis rouge ? Avant cette claque que l’on es­père sa­lu­taire pour cer­tains, le Gym en avait dé­jà pris trois « belles » en Ligue Eu­ro­pa. Au ni­veau de l’état d’es­prit, c’était le jour et la nuit. Et les com­men­taires d’après­match sont ve­nus­con­fir­mer l’im­pres­sion lais­sée sur le ter­rain d’une équipe ner­veuse, frus­trée et vrai­ment pas dans le ton. Ce­la fait par­tie de l’ap­pren­tis­sage. La jeu­nesse ex­plique en par­tie ce manque de lu­ci­di­té. A chaud, tout est par­don­nable et ex­cu­sable, d’au­tant qu’on veut bien ad­mettre que l’at­ti­tude de Ré­mi Ver­coutre, qui a pas­sé son match à « bran­cher » Alas­sane Plea, avait de quoi ir­ri­ter. Sauf qu’il va mal­heu­reu­se­ment fal­loir s’ha­bi­tuer à ce que les ad­ver­saires trouvent des pa­rades ailleurs que balle au pied afin de ré­duire l’écart tech­nique. « Un 0-0, ce n’est pas si mal par­fois », acon­fié Dante, l’un des seuls à avoir gar­dé le cap.

Lea­der de­puis sept jour­nées !

De­puis le moisd’août der­nier, le Gym n’a pas tou­jours tout maî­tri­sé, mais il n’est pas un lea­der au ra­bais. Il a dé­bar- qué sur le toit de la Ligue1au soir d’un 4-0 contre Mo­na­co (21 sep­tembre). Il y est po­sé de­puis sept jour­nées, alors qu’il n’a pas les mêmes res­sorts que ses deux pour­sui­vants. Avec ces der­niers, il y a un­monde d’écart, des mil­lions d’écart­même, mais ce­la n’a ja­mais em­pê­ché per­sonne de croire au mi­racle. Après douze jour­nées, l’OGC Nice pos­sède trois points d’avances sur l’ASM et le PSG, dix sur Lyon et quinze sur Mar­seille. C’est à la fois dingue, mé­ri­té et in­es­pé­ré quand on se sou­vient­de­sa­pré­pa­ra­tion ra­tée (au­cune vic­toire) et de l’état de dé­com­po­si­tion des uns et des autres à l’idée de de­voir faire sans Ger­main et Ben Ar­fa. Fin août, le club a en­rô­lé Dante, Bel­han­da et Ba­lo­tel­li. Il a chan­gé de di­men­sion sur le plan mé­dia­tique et le de­gré d’exi­gence a aug­men­té. Trop haut, trop vite ? Sans doute, mais la réa­li­té est là : Nice n’a ja­mais dis­po­sé d’un ef­fec­tif aus­si com­plet de­puis la re­mon­téeen2002, bien que Lu­cien Favre ait par­fois du mal à l’ad­mettre. Contre Caen, le Suisse a lais­séEys­se­ric, Wal­ter et Ko­ziel­lo sur le banc. « Ce sont des choix » , at-il com­men­té. Des dé­ci­sions que les in­té­res­sés n’ont pas bien com­prises et qui confirment qu’à Caen, rien n’a vrai­ment tour­né dans le bon sens. Pour une fois...

(Pho­to AFP)

Alas­sane Plea et les Ni­çois sont tom­bés dans le piège caen­nais di­manche. Une le­çon à re­te­nir.

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