Bar­dot in­ter­pelle les can­di­dats sur la cause ani­male

Face au si­lence des can­di­dats à la pré­si­den­tielle sur la cause ani­male, Bri­gitte Bar­dot nous a re­çu chez elle, à Saint-Tro­pez, pour de­man­der que le su­jet fi­gure par­mi les prio­ri­tés à abor­der

Monaco-Matin - - La Une - LAURENT AMALRIC la­mal­ric@ni­ce­ma­tin.fr

Le ton est très so­len­nel. Lor­qu’elle nous re­çoit chez elle ce week-end à Saint-Tro­pez pour un long en­tre­tien qui re­vient sur les pré­mices de sa Fon­da­tion qui af­fiche, cette an­née, trente ans au comp­teur (à pa­raître en dé­cembre), Bri­gitte Bar­dot nous pré­vient... Elle a un mes­sage im­pé­rieux à faire pas­ser aux mé­dias par l’in­ter­mé­diaire de notre titre. Un ap­pel qu’elle vou­drait voir re­ten­tir le plus in­ten­sé­ment dans toutes les ré­dac­tions de l’Hexa­gone. « Je compte sur votre jour­nal pour faire un ap­pel aux mé­dias de ma part pour de­man­der que, tous, ques­tionnent les pré­si­den­tiables sur leurs in­ten­tions au su­jet de l’évo­lu­tion de la pro­tec­tion ani­male en France. »

« Je ne de­mande plus rien au gou­ver­ne­ment »

Un sou­hait qui part d’un constat très simple : un si­lence jus­qu’ici as­sour­dis­sant sur le su­jet. « À la pri­maire de la droite par exemple, je les ai écou­tés tous ri­di­cules der­rière leur pu­pitre fa­çon Ques­tions pour un cham­pion. Pas un n’a par­lé des ani­maux et pas un jour­na­liste n’a po­sé la question. C’est pour­tant un dé­bat de fond et d’éthique hu­maine. On ne peut plus fer­mer les yeux là-des­sus. Il y a eu trop d’hor­reurs, d’abus, d’ex­ploi- ta­tion... », pour­suit une Bri­gitte Bar­dot désen­chan­tée face à des gou­ver­ne­ments aux abon­nés ab­sents. « De­puis le temps que je de­mande des choses... Hol­lande n’a même pas ré­pon­du à ma der­nière lettre. Alors je ne ré­clame plus rien. Je m’adresse di­rec­te­ment aux gens. À ceux qui me sou­tiennent, me com­prennent, agissent dans le bon sens... Fi­nis le gou­ver­ne­ment et tous ces c... Le com­bat pour les ani­maux est tel­le­ment mé­pri­sé par les po­li­tiques... Et pour­tant com­bien de gens ont des ani­maux en France ? C’est énorme. Ça leur rap­por­te­rait plus de voix que de cour­ti­ser les chas­seurs ! Il faut une fois pour toutes réa­li­ser que l’ani­mal est un être qui souffre au­tant que nous. À au­tant peur que nous de­vant la mort. Si ce n’est plus, grâce à son ins­tinct bien plus dé­ve­lop­pé que le nôtre... ». En at­ten­dant d’hy­po­thé­tiques ré­ponses des can­di­dats, Bri­gitte s’as­so­cie coeur et âme au col­lec­tif où fi­gurent no­tam­ment Bo­ris Cy­rul­nik et le moine boud­dhiste Mat­thieu Ri­card, qui, en oc­tobre der­nier, pu­bliait une tri­bune dans les co­lonnes du Monde en fa­veur de la créa­tion d’un se­cré­ta­riat d’État à la condi­tion ani­male. Pour une « vraie prise en compte » de ces mal­trai­tances qui n’en fi­nissent plus de mi­ner BB.

(Pho­to Laurent Amalric)

Bri­gitte a lan­cé son ap­pel de Saint-Tro­pez, ce di­manche, du pe­tit bu­reau en bois de La Gar­rigue où elle s’ef­force chaque jour de ré­pondre au cour­rier qui af­flue du monde en­tier.

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