Deux mois­de­sur­sis et   eu­ros d’amen­de­pour uneem­ployée de banque

Monaco-Matin - - Monaco - JEAN- MA­RIE FIORUCCI

Condam­née en pre­mière ins­tance, le 18 juillet der­nier, à deux mois avec sur­sis et au ver­se­ment de 6 000 eu­ros pour le Cré­dit Lyon­nais, la pré­ve­nue n’au­ra pas amé­lio­ré son sort de­vant la cour d’ap­pel. Mar­di ma­tin, à l’au­dience, dans son ar­rêt lu par le pré­sident Éric Sen­na, cette ju­ri­dic­tion a confir­mé le ju­ge­ment du tribunal cor­rec­tion­nel sur les faits du 14 dé­cembre 2012, in­fir­mé la re­laxe sur ceux du 30 oc­tobre 2015 et chif­fré les dom­mages et in­té­rêts pour la banque à 7000 eu­ros. Que re­proche la jus­tice à cette em­ployée de l’agence du Cré­dit Lyon­nais de Font­vieille ? D’avoir ponc­tion­né des comptes ban­caires en en­co­dant des cartes ex­press per­met­tant ha­bi­tuel­le­ment aux clients de re­ti­rer des es­pèces par le tru­che­ment du dis­tri­bu­teur de billets pla­cé hors de l’éta­blis­se­ment. Un pre­mier re­trait de 1000 eu­ros, dé­bi­té sur le compte du ti­tu­laire était aus­si­tôt contes­té ! Comme « l’er­reur » de­ve­nait ré­cur­rente à l’ap­pui des ré­cla­ma­tions for­mu­lées, une pro­cé­dure in­terne était ou­verte ( Mo­na­co- Ma­tin du mer­cre­di 6 juillet 2016).

Des re­traits sur les comptes des clients

À l’époque, le tribunal avait évo­qué un com­porte- La pré­ve­nue avait été condam­née en pre­mière ins­tance à deux mois de sur­sis et  eu­ros d’amende.

ment ha­bile et ar­ti­fi­cieux pour ré­cu­pé­rer de l’ar­gent. Sur les en­re­gis­tre­ments vi­déo, on voyait la jeune femme sor­tir de l’agence, puis se di­ri­ger vers le dis­tri­bu­teur de billets. Dans ce même cré­neau ho­raire, tous les autres em­ployés étaient oc­cu­pés. À chaque fois, la pré­ve­nue avait in­ter­ro­gé le compte de sa vic­time et cliente à l’écran. À la barre, elle ré­fu­tait toute mal­ver­sa­tion et dé­cla­rait va­gue­ment sor­tir plu­sieurs fois de l’éta­blis­se­ment dans la jour­née pour fu­mer avec une amie.

Et d’ajou­ter : « Tous les em­ployés de l’agence peuvent émettre des cartes de re­trait pour les clients! Tous ont aus­si ac­cès aux or­di­na­teurs… Comme je n’ai ja­mais cé­dé aux avances d’un di­rec­teur d’agence en­tre­pre­nant… » La par­tie ci­vile ré­cla­mait 10 000 eu­ros pour le pré­ju­dice mo­ral. Le pro­cu­reur gé­né­ral ad­joint Her­vé Poi­not per­ce­vait-il dé­jà le rai­son­ne­ment fal­la­cieux d’un es­prit re­tors? « Ma­dame en niant les faits en al­ter­nance avec des aveux cir­cons­tan­ciés et ré­trac­ta­tions, es­saie d’in­suf­fler des idées in­si­dieu-

ses dans la mé­moire du tribunal et à mettre en cause tout le monde… Neuf mois avec sur­sis. » C’était trop cher payé pour la dé­fense, as­su­rée par Me Franck Mi­chel. « Au­cune preuve di­recte. Au­cun té­moin l’iden­ti­fie ! Les bandes vi­déo ne sont pas fiables: les trois sys­tèmes ont un ho­ro­da­tage dif­fé­rent. Il y a quelque chose de mal­sain. » C’est aus­si une évi­dence pour la Cour après s’être lon­gue­ment pen­chée sur le com­por­te­ment de la pré­ve­nue… Des for­ma­tions en­ar­chéo­lo­gie sous-ma­rine pre­mier et deuxième de­gré viennent de se dé­rou­ler sous la di­rec­tion d’Alain Cas­cio, ins­truc­teur FMAS, au Centre de sau­ve­tage aqua­tique de Mo­na­co. Ces ses­sions an­nuelles, or­ga­ni­sées par la Com­mis­sion scien­ti­fique de la Fé­dé­ra­tion mo­né­gasque des ac­ti­vi­tés sub­aqua­tiques, ont per­mis à plu­sieurs jeunes pas­sion­nés de se plon­ger au­tour des dif­fé­rentes tech­niques uti­li­sées sur les chan­tiers sous-ma­rins.

Théo­rie avant la pra­tique

Du­rant ces for­ma­tions, les sta­giaires ont pu bé­né­fi­cier des conseils scien­ti­fiques et ma­té­riels de qua­li­té avec no­tam­ment une ap­proche stricte sur la sé­cu­ri­té sur les chan­tiers ar­chéo­lo­giques, le ma­te­lo­tage, l’étude du mo­bi­lier ar­chéo­lo­gique, la res­tau­ra­tion et l’étude scien­ti­fique des ves­tiges an­ciens, l’his­toire de notre ré­gion à tra­vers les siècles… L’en­semble des sta­giaires a ob­te­nu les pré­cieux ni­veaux 1 et 2 grâce aux cours dé­li­vrés par AlainCas­cio, De­nis Lar­roque, Eric Du­lière, Marc Pe­tit et Guillaume Fas­si, ins­truc­teurs en ar­chéo­lo­gie sous-ma­rine de la FMAS et membres d’Anao, l’aven­ture sous-ma­rine. L’aven­ture se pour­suit dé­sor­mais sur les chan­tiers ar­chéo­lo­giques de la ré­gion et no­tam­ment sur la pros­pec­tion of­fi­cielle nu­mé­ro 2016-145 qui a dé­bu­té le 1er no­vembre. Là, ces nou­veaux adeptes peau­fi­ne­ront leurs for­ma­tions théo­riques avant, à leur tour, de se plon­ger dans les pro­fon­deurs de la Mé­di­ter­ra­née.

Sa­voir + www.clu­ba­nao.org

(Pho­to Mi­chaël Alé­si)

(Pho­to Anao)

Un groupe de jeunes ar­chéo­logues sous- ma­rins vient d’être for­mé par la fé­dé­ra­tion mo­né­gasque des ac­ti­vi­té sub­aqua­tiques.

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