Fa­bien Le­coeuvre : «Au­cun ca­pri­ce­de­di­va»

Monaco-Matin - - Côte D’azur - Pro­pos re­cueillis par Phi­lippe DU­PUY

Fa­bien Le­coeuvre, que les té­lé­spec­ta­teurs connaissent pour être le com­plice de Pa­trick Sé­bas­tien­dans Les An­nées Bon­heur, a rou­lé sa bosse d’at­ta­ché de presse, avant de de­ve­nir l’ac­com­pa­gna­teur et le confi­dent pri­vi­lé­gié­deMi­chel Pol­na­reff. Un rêve de jeu­nesse, pour ce grand fan de yé-yé, aux connais­sances en­cy­clo­pé­diques en va­rié­tés fran­çaises…

Com­ment as-tu ren­con­tré Pol­na­reff? Ça re­monte à l’époque où Yann Moix m’a par­lé d’adap­ter Po­dium, au ci­né­ma. Il cher­chait un so­sie de C Jé­rôme comme dans le bou­quin. C’est moi qui lui ai sug­gé­ré de prendre plu­tôt un so­sie de Pol­na­reff. Du coup, il a vou­lu contac­ter Mi­chel et je l’ai ai­dé à le joindre. Quand le film est sor­ti, j’ai re­çu un coup de fil de Pol­na­reff pour me re­mer­cier de la pu­bli­ci­té que ça lui fai­sait. J’ai cru que c’était Jean-Paul Rouve qui me fai­sait une blague! Le contact s’est fait comme ça et quand il a dé­ci­dé de faire son co­me­back, quelque temps plus tard, il m’a de­man­dé de m’oc­cu­per de ses re­la­tions pu­bliques.

À l’époque per­sonne n’y croyait… Oui, le dos­sier était car­ré­ment si­nis­tré. Il cou­rait tout un tas de ru­meurs comme quoi il était à moi­tié cin­glé, pas fiable du tout. Ce n’était pas du tout l’im­pres­sion qu’il me don­nait, alors j’ai dit oui. Tout le monde m’a dit que j’étais fou dem’em­bar­quer dans cette ga­lère. On a fait la couv’ de Pa­risMatch avec Da­niel­lah et ça a été une des plus grosses ventes de l’an­née.

Douze ans et deux tour­nées plus tard, quel bi­lan tires-tu de votre col­la­bo­ra­tion? Ca s’est mer­veilleu­se­ment pas­sé. Pol­na­reff a res­pec­té tous ses en­ga­ge­ments, il n’a an­nu­lé au­cun ren­dez­vous, ni au­cun concert. Il n’a ja­mais fait de ca­prices de di­va, je ne l’ai ja­mais vu ivre ou dé­fon­cé et les deux tour­nées ont été des suc­cès. Cette fois, alors que tout le monde di­sait en­core que ça ne mar­che­rait pas, on va fi­nir à plus de   spec­ta­teurs. Ra­dio Bleu vient­même de lui dé­cer­ner Fa­bien Le­coeuvre, le confi­dent de Pol­na­reff.

le tro­phée d’«ar­tiste scène de l’an­née » !

D’où vient donc sa mau­vaise ré­pu­ta­tion? Je n’en sais rien, c’est pour moi un mys­tère. On vit une époque de « ba­shing » et il fait par­tie des gens cé­lèbres qui at­tirent les com­men­taires fiel­leux sur les ré­seaux so­ciaux. C’est comme ça, il faut faire avec. Mais je peux té­moi­gner que c’est un type ado­rable, sen­sible et in­tel­li­gent. On par­tage plein de choses pen­dant les voyages, entre les concerts. Il connaît ce mé­tier par coeur et il m’épate par l’éten­due de sa cultu­re­mu­si­cale.

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