Une jour­née en cam­pagne

Monaco-Matin - - France -

LE SOU­TIEN

Alain Jup­péa­pris sa­plus belle plu­me­pour écri­reaux po­li­ciers, usés et fa­ti­gués de­puis des se­maines par leur charge de tra­vail sup­plé­men­taire liée aux attentats. « Hor­ri­fié » par « la ten­ta­ti­ved’as­sas­si­nat ignoble » au cock­tailMo­lo­tov qui a vi­sé qua­tre­po­li­ciersàVi­ry-Châ­tillon ilyaun­mois, l’an­cien Pre­mier­mi­nistre a fait part de son « ad­mi­ra­tion » et de sa « re­con­nais­sance » pour cet­te­pro­fes­sion, qui ma­ni­feste son mé­con­ten­te­ment dans les rues de Ni­ce­no­tam­ment. Alain Jup­pé­pro­met de « cla­ri­fier » le ca­drede la lé­gi­ti­me­dé­fense et pré­voit la créa­tion de   postes sup­plé­men­taires et   places de pri­son.

LA PETITEPHRASE

Dix jours avant le pre­mier tour, Nicolas Sar­ko­zy ac­cé­lère. Réi­té­rant son op­po­si­tion aux me­nus de sub­sti­tu­tion à l’école (sou­sen­ten­dus me­nus re­li­gieux, ca­sher ou­ha­lal), l’an­cien chef de l’Etat a trou­véune so­lu­tion : « Le jour où il yades frites et une tran­chede jam­bon », a lâ­chéNi­co­las Sar­ko­zy en mee­ting à Neuilly, « le­pe­tit » qui ne mange pas de porc « pren­dra une double ra­tion de frites. […] C’est ça la Ré­pu­blique ! ». Ré­ponse de Bru­no­Le­Maire, qui ne manque ja­mais une oc­ca­sion pour ta­cler l’an­cien pré­sident : « On veut quoi ? In­car­ner notre cultu­reou ré­gler des pro­blèmes de double ra­tion de frites dans les can­tines sco­laires ? »

L’AT­TENTE

Xa­vier Ber­trand, pré­sident de la ré­gion Hauts-de-France, n’a tou­jours pas dit pour qui son coeur pen­chait pour la pri­maire. Même si cer­tains jurent qu’il sou­tien­draA­lain Jup­pé lors du mee­ting de ce­lui-ci le  no­vembre à Lille. Ré­ponse de l’in­té­res­séàEu­rope  : « Je ne me lais­se­rai pas dic­ter mon ca­len­drier. Je suis un homme libre ». Avant d’ex­pli­quer qu’il ap­par­tient à… la « droite so­ciale ». La droite jup­péiste ?

TOU­JOURS LÀ

Son li­vrea­dé­pas­sé les   ventes, avant d’être sup­plan­té mé­dia­ti­que­ment par ce­lui des jour­na­listes duMonde qui ont confes­sé Fran­çois Hol­lande. Pa­trick Buis­son conti­nue d’at­ta­quer la droi­teen­gé­né­ral et Nicolas Sar­ko­zy en­par­ti­cu­lier, qu’ila­pour­tant conseillé pen­dant huit ans: « Au mé­pris de toute jus­tice, Sar­ko­zy a pré­fé­ré re­con­duire la po­li­tique de la ville sous l’im­pul­sion de Fa­de­la Ama­raet de… Car­la Bru­ni ; les deux s’en­ten­dant sur ce point à mer­veille », a-t-il at­ta­qué­dans le magazine Cau­seur. Pas éton­nant qu’il voit dé­jàA­lain Jup­pé vain­queur… Même si l’an­cien Pre­mier mi­nistre n’in­carne pas vrai­ment la fa­meuse « ligne Buis­son »…

VO­TER EN PRI­SON ?

Les éco­lo­gistes n’ont pas seu­le­ment une pri­mai­re­qui pas­sionne les foules (le dé­pu­té eu­ro­péenYan­nick Ja­dot vient d’être élu can­di­dat après une pri­mai­re­qui mo­bi­li­sa   élec­teurs), ils ont aus­si des idées. Ain­si le dé­pu­té Ser­gio Co­ro­na­do va lan­cer unap­pel afinque des bu­reaux de vote soient ins­tal­lés dans les pri­sons, nous ap­prend Le Fi­ga­ro. Au­jourd’hui, il faut ob­te­nir une per­mis­sionde sor­tie ou éta­blir une­pro­cu­ra­tion pour as­su­rer son de­voir de ci­toyen lors­qu’on est dé­te­nu. Ré­sul­tat, en , moins de  % des per­sonnes in­car­cé­rées ont vo­té à la pré­si­den­tielle. Pour qui ? Le mys­tère res­teen­tier.

Newspapers in French

Newspapers from Monaco

© PressReader. All rights reserved.