Th­riller « al Dante »

Monaco-Matin - - Détente - PHI­LIPPE DU­PUY

Ben Fos­ter. Du­rée:  h . Genre: th­riller. Notre avis : De Ron Ho­ward (USA). Avec Tom Hanks, Fe­li­ci­ty Jones, Ro­bert Lang­don (Tom Hanks) se ré­veille dans un hô­pi­tal ita­lien, frap­pé d’amné­sie. Il va de­voir col­la­bo­rer avec le doc­teur Sien­na Brooks (Fe­li­ci­ty Jones) pour re­trou­ver la­mé­moi­reet faire échouer un com­plot vi­sant à ré­pandre un vi­rus mor­tel dans le monde en­tier. Tous deux vont sillon­ner l’Eu­rope dans une course contre la montre pour em­pê­cher le dé­chaî­ne­ment de l’En­fer par des ter­ro­ristes qui ont trop lu Dante…

Tom Hanks re­trouve pour la troi­sième fois son per­son­nage d’ex­pert en sym­bo­lo­gie-dé­tec­tive tout ter­rain pour cette nou­velle adap­ta­tion d’un ro­man de Dan Brown par Ron Ho­ward. La for­mule est ro­dée et le pro­gramme sans sur­prise: com­plot mon­dial, énigmes éso­té­riques (ba­sées sur L’En­fer de Dante, cette fois), love sto­ry et courses pour­suites Il s’agit cette fois de faire bar­rage à des ter­ro­ristes qui ont trou­vé une so­lu­tion ra­di­cale pour com­battre la sur­po­pu­la­tion et sau­ver la pla­nète: éra­di­quer la race hu­maine ! Après un dé­part sur les cha­peaux de roues – fa­çon Ja­son Bourne –, as­sez réus­si, le film­part hé­las très vi­teen­roue libre et re­trouve le rythme plus pé­père des deux pré­cé­dents opus. On fait du tou­risme et on s’en­nuie ferme, en at­ten­dant que Tom Hanks ait ré­so­lu toutes les énigmes condui­sant au­su­per mé­ga vi­rus de la mort qui tue. Le couple qu’il forme avec Fe­li­ci­ty Jones ne sou­lève pas d’en­thou­sias­me­par­ti­cu­lier. Et le fait que ce soit Omar Sy­qui se lance à leur pour­suite, dans le rôle d’un flic fran­çais aux mo­ti­va­tions troubles, ne dis­trait pas très long­temps. Certes, c’est son plus grand rôle à ce jour dans un film amé­ri­cain, mais il n’y réus­sit pas beau­coup­mieux qu’Au­drey Tau­tou, Jean Re­no, Jean Pierre Ma­rielle et De­nis Da Vin­ci Po­da­ly­dès dans Code. Si c’est pour jouer les uti­li­tés dans ce genre de su­per­pro­duc­tions for­ma­tées et sans sur­prise, tu fe­rais beau­coup mieux, cher Omar, de re­ve­nir tra­vailler en France, avant que l’ef­fet In­tou­chables ne se soit to­ta­le­ment dis­si­pé et qu’on t’ait ou­blié.

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