Le grand cham­bar­de­ment

Monaco-Matin - - Détente -

Qui eût dit que, quatre mois après la fuite de nos amis (sic) Bri­tan­niques, un homme d’af­faires (sou­vent louches) d’outre-At­lan­tique re­met­trait en cause notre sa­gesse po­pu­laire, les son­dages, les mar­chés fi­nan­ciers et notre fa­çon de faire de la po­li­tique? Car il est main­te­nant prou­vé que le pire peut être sûr, que les pro­nos­ti­queurs de conjonc­ture mettent plus sou­vent à cô­té de la plaque que les chro­ni­queurs hip­piques, que l’épargne est en­core moins en sé­cu­ri­té à la Bourse que dans la poche des tou­ristes chi­nois en go­guette à Pa­ris et qu’après le tweet de fé­li­ci­ta­tions de Ma­rine à Do­nald, l’iden­ti­té heu­reuse est le voeu le plus pieu d’une Ré­pu­blique laïque. À quoi riment au­jourd’hui nos pauvres pri­maires? Qu’at­tendre de M. Ma­cron dont, à quelques heures de sa dé­cla­ra­tion de can­di­da­ture, nous ne connais­sons tou­jours que les au­to­cars? Une si­tua­tion qui ne se­ra pas chan­gée par la ten­ta­tive de ré­ci­dive de M. Hol­lande même si son porte-pa­role a cru spi­ri­tuel de re­mar­quer que les  % d’élec­teurs qui le sou­te­naient en­core cor­res­pondent au pour­cen­tage des Fran­çais ayant dé­jà fait l’amour dans un as­cen­seur. En­core que, com­pa­ra­ti­ve­ment, le lo­ca­taire de l’Ély­sée fait plu­tôt bonne fi­gure lui qui n’ai­mait pas les riches qui sont dé­jà par­tis alors que son nou­vel ho­mo­logue de la Mai­son Blanche dé­teste les étran­gers, les femmes, les désar­més, les per­sonnes de cou­leur et sur­tout les Mexi­cains.

Newspapers in French

Newspapers from Monaco

© PressReader. All rights reserved.