Nuit étoi­lée

La 8e édi­tion du Monte-Car­lo­boxing Bo­nan­za a fait vi­brer la salle des étoiles du Spor­ting. Ci- des­sus : Scott se cache face à Or­tiz, alias King Kong...

Monaco-Matin - - La Une - FA­BIEN PI­GALLE

Les bières étaient fraîches, les hot-dogs chauds, et les robes de soi­rées col­lec­tion “courte”, bien re­pas­sées. Dans la salle, les voix rauques ba­lan­çaient dans tous les coins du « Come on Mur­ray » ! ou « Come on Ja­mie » Hier soir, pour la 8e édi­tion du Monte-Car­lo Boxing Bo­nan­za, une co­lo­nie­bri­tan­nique avait pris pos­ses­sion de la salle des Etoiles. En mode pub chic. SkyS­ports et le pro­mo­teur Mat­chroomBoxing avaient plan­té le dé­cor. En guise d’apé­ro, l’An­glais Mar­tin Mur­ray com­bat­tait le ger­ma­no-ni­gé­rian Nu­hu La­wal pour un titre conti­nen­tal WBA su­per-moyen. Mur­ray con­naît la Prin­ci­pau­té. L’an der­nier, il s’était col­ti­né l’in­vin­cible Go­lov­kin, avait ser­ré les dents, per­du, mais avait pu re­par­tir tête haute pour avoir mis ge­nou à terre dans la 11e. C’est-à-dire, très, très tard, face au rou­leau com­pres­seur ka­zakh. Pour son re­tour àMo­na­co, il de­vait se payer une poin­ture Ar­thur Abra­ham, mais ce der­nier s’est bles­sé. Dans sa ligne de mire, s’était en­sui­te­glis­sé Dmi­trii Chu­di­nov. Mais le Russe a été re­ca­lé pour rai­son mé­di­cale. Bref, tout ça pour dire que l’An­glais de­vait nor­ma­le­ment fai­re­qu’une­bou­chée­deLa­wal qui ar­ri­vait comme deuxième roue de se­cours. Au fi­nal, le Ni­gé­rian a fait dou­ter le chou­chou du pu­blic jus­qu’à la 9e re­prise. Sau­vé­par le gong. Parce que La­wal ne voyait plus très clair, ca­bos­sé dans les cordes par Mur­ray. Fi­na­le­ment la dé­ci­sion re­ve­nait aux juges. Un rou­le­ment de tam­bour in­sou­te­nable pour Mur­ray qui tour­nait en rond sur le ring et les spec­ta­teurs qui com­men­çaient presque à bailler. Les ar­bitres re­comp­taient les points pour ar­ri­ver à une dé­ci­sion una­nime. La cein­ture était pour Mur­ray. En cou­lisses, pour le ti­tre­mon­dial WBA­poids co­qs, Mc­Don­nell tré­pi­gnait. Et alors qu’on pen­sait qu’il était im­pos­si­blede réa­li­ser un bra­quage en Prin­ci­pau­té, et bien il a eu lieu. Mac s’est ac­cro­ché, les juges ont fait le reste. Et c’est bien sous les hués du pu­blic pour­tant fi­dèle à la­cou­ronne Ja­miesMcDon­nel gar­dait son titre. Son ad­ver­saire, Li­bo­rio So­lis a sur­vo­lé le combat. Les yeux grands ou­verts, il a fait sai­gner le nez l’An­glais et pé­tri­fié sa pe­tite amie en tri­bune, in­quiète pour le­vi­sage de son tendre. Au bout de 12 rounds d’une grande in­ten­si­té, So­lis est des­cen­du du ring beau joueur. Avec le sou­rire du type qui ve­nait de se faire avoir par un tour de passe-passe. Avec le sou­rire, donc, mais sans la cein­ture.

Mc­Don­nell (à gauche) s’est fait ca­bos­ser par le Vé­né­zué­lien So­lis hier soir, mais le Bri­tan­nique est par­ve­nu à l’em­por­ter.

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