Une jour­née en cam­pagne

Monaco-Matin - - France / Monde -

FILLONDANS LE COS­TUME DE TROISIÈMEHOMME

Il est libre, Fran­çois Fillon. Tel­le­ment libre qu’il croit de plus en­plus en sa bonne étoile. Le­der­nier son­da­geO­doxa pour France Info le confor­te­dans sa po­si­tion de troi­sième homme, der­riè­reA­lain Jup­péet juste à cô­té­deNi­co­las Sar­ko­zy. Il en­re­gis­treain­si laplus for­te­pous­sée avec une­haus­sede...  points, à  % ! Et ta­lonne l’an­cien chef de l’État, qui stag­neà  %, quand Bru­no Le Maire conti­nue de dé­grin­go­ler à % (- points de­puis le­der­nier son­dage, réa­li­séa­vant le deuxiè­me­dé­bat té­lé­vi­sé­du  no­vembre). « Fran­çois Fillo­nest LA ré­vé­la­tion de cette cam­pagne, c’est la sur­prise » , plas­tronne son­bras droit et porte-pa­role, le dé­pu­té Jé­rôme Char­tier. Qui met ce sou­dain re­gain dans l’opi­nion sur le compte du pre­mier dé­bat té­lé, où Fran­çois Fillon est ap­pa­ru dé­ten­du, moins ré­ser­véet plus of­fen­sif. Il y a en­co­reun­mys­tère que l’an­cien pre­mier­mi­nistre n’apas dé­voi­lé : com­ment fait-il pour nepas être comp­ta­ble­du­bi­lan de Ni­co­las Sar­ko­zy, alors qu’il fut son plus fi­dèle « col­la­bo­ra­teur » pen­dant cinq ans? Il res­teune se­mai­ne­pour ré­pondre à cet­te­ques­tion.

SARKOZYVOTERA BAY­ROU (SI LE PEN EST FACEÀLUI)

Ré­tro­pé­da­lage? Ni­co­las Sar­ko­zy a en­core chan­géd’avis. De­puis plu­sieurs se­maines, il at­taque fron­ta­le­ment Fran­çois Bay­rou, qu’il ac­cu­sed’avoir fait ga­gner Fran­çois Hol­lan­deen­vo­tant per­son­nel­le­ment pour lui en  (c’est vite ou­blier les élec­teurs dé­çus de Ma­rine Le Pen­qui ont pré­fé­ré s’abs­te­nir plu­tôt que vo­terNi­co­las Sar­ko­zy). Voi­làque l’an­cien pré­sident jure dé­sor­mais qu’il n’aau­cun « pro­blè­me­per­son­nel » avec le­maire de Pauet pré­sident duMo­dem. « Je­ne­me­met­trai pas en otage de Fran­çois Bay­rou » , at­ta­queNi­co­las Sar­ko­zy dans Le Pa­ri­sien. Qui pré­cise tout de­mê­me­qu’en cas de­duel Bay­rou/Le Pen en , sa­pré­fé­rence ira... vers Bay­rou. « Je vo­te­rais pour lui. Dé­ci­dé­ment... onn’a pas la même mo­ra­li­té, lui et moi. » Ceà­quoi Bay­rou s’est em­pres­sé de ré­pon­dre­par l’iro­nie : « C’est rare les com­pli­ments de sa­part! »

HAMONRÊVE D’AF­FRON­TER MACRONSURSAGAUCHE

Em­ma­nuelMa­cron va de­voir s’y faire : de­puis qu’il est en­tré­dans l’arène (même s’il doit se dé­cla­rer of­fi­ciel­le­ment can­di­dat à la­pré­si­den­tielle avant le  dé­cembre se­lon ses proches), l’an­cien mi­nis­trede l’Éco­no­mieest at­ta­quéde toutes parts. Et re­çoit des coups. Der­nière flè­cheen­date, celle de Be­noît Ha­mon. Can­di­dat dé­cla­ré à la­pri­mai­rede la­gauche, l’an­cien mi­nis­trede l’Édu­ca­tion na­tio­nale veut un dé­bat avec son an­cien col­lègue du gou­ver­ne­ment. « S’il en a le cou­rage... » , grince-t-il. Son but : confron­ter la « vi­sion très li­bé­rale » de Macron à la sienne, qui prône des « pro­tec­tions » so­ciales. Le dé­bat entre les deux gauches est donc loin d’être ter­mi­né. En at­ten­dant qu’unautre can­di­dat ne vienne s’im­mis­cer dans la­danse?

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