Phi­lippe Ma­noeuvre ra­conte le Ba­ta­clan

Do­cu­men­taire Le jour­na­liste re­trace l’his­toire de la salle de spec­tacles, qui s’ap­prête à rou­vrir ses portes, un an après l’at­ten­tat

Monaco-Matin - - Détente - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR PA­TRICE GASCOIN

Le Ba­ta­clan est une salle tra­gi­que­ment­con­nue­du monde en­tier de­puis le 13 no­vembre 2015. Avant sa ré­ou­ver­ture, Phi­lippe Ma­noeu­vre­pro­po­se­de­feuille­ter les belles pages de l’his­toire de cette salle my­thique.

En quoi sou­hai­tiez­vous faire un do­cu­men­taire dif­fé­rent de ceux pro­gram­més à l’oc­ca­sion de ce triste an­ni­ver­saire?

Je vou­lais juste ra­con­ter l’his­toire de ce lieu et, même si cer­tains des ar­tistes qui en parlent sont au bord des larmes, c’est sou­vent très gai. Le Ba­ta­clan, c’est la salle aux 1500 concerts de­puis 1969! Elle a la particularité éton­nante d’avoir une pro­gram­ma­tion pour un tiers de chanson fran­çaise, un tiers de rock et un tiers de co­mique. Lors­qu’elle ouvre, en 1900, c’est un ca­fé­concert, avant de de­ve­nir une salle de ci­né­ma, de 1926 à 1969.

D’où est ve­nue l’idée de par­tir sur cet angle par­ti­cu­liè­re­ment?

Au dé­part, je tra­vaillais avec France 2 sur un autre pro­jet, une soi­rée dé­diée à l’émis­sion Les En­fants du

rock. Après les at­ten­tats du Ba­ta­clan, le ma­ga­zine Va­ni­ty

Fair m’a de­man­dé d’écrire un ar­ticle pour ra­con­ter son his­toire. On a tous été tel­le­ment tou­chés par cette ca­tas­trophe que France 2 m’a pro­po­sé d’adap­ter cet ar­ticle pour la té­lé­vi­sion. Ce fut huit mois de tra­vail, mais ce do­cu­men­taire ne res­semble à au­cun de ceux que j’ai faits.

Tous les ar­tistes ont­ils ac­cep­té d’en par­ler avec vous?

Tout le monde a été tou­ché par les évé­ne­ments. Donc tous ont dit fa­ci­le­ment oui. Mi­chel Pol­na­reff, JoeyS­tarr, Me­tal­li­ca, NTM, Sha­ka Ponk, Za­zie, JeanMa­rie Bigard, dont vous se­rez peut­être sur­pris, comme moi, de dé­cou­vrir que c’est le re­cord­man de lon­gé­vi­té dans cette salle…

Pour­quoi le choix d’Omar Sy pour ou­vrir le do­cu­men­taire?

On a fait des es­sais avec dif­fé­rentes per­sonnes, mais, Omar, je trou­vais qu’il en par­lait bien et avec cha­leur. Dans de telles cir­cons­tances, on a tous ten­dance à par­tir dans des dé­cla­ra­tions fra­cas­santes. Lui nous ra­conte juste la vé­ri­té, et ça sonne juste! Au­jourd’hui en­core, quand je re­garde cette émis­sion, je suis très ému. J’es­père que les té­lé­spec­ta­teurs se­ront nom­breux à la re­gar­der, que l’on pour­ra pré­ser­ver entre nous une sorte d’union sa­crée. His­toire que l’on puisse dire aux autres : « Vous n’au­rez pas le Ba­ta­clan! ».

« Ce­fut huit­mois­de­tra­vail, mais­ce­do­cu­men­tai­re­ne­res­sem­bleàau­cun­de­ceux­quej’ai faits. Pol­na­reff, JoeyS­tarr, NTM… tout­le­mon­dea­di­toui­pour­par­ler­duBa­ta­clan ».

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