Gros plan sur les  bé­né­voles de la course

À l’ac­cueil, sur le cir­cuit ou­vert vingt-quatre heures sur vingt-quatre ou dans les cui­sines, qua­rante bé­né­voles per­mettent à la course ca­ri­ta­tive de tour­ner, jus­qu’à di­manche pro­chain

Monaco-Matin - - La Une - N.H.- F. nhas­son@ni­ce­ma­tin.fr PHO­TOS: JEAN-FRAN­ÇOIS OTTONELLO

Ils doivent par­cou­rir 384 400 ki­lo­mètres, la dis­tance entre la Terre et la Lune. Les par­ti­ci­pants à la « No Finish Line » ont com­men­cé à cou­rir, ou mar­cher, sa­me­di. Et ils tournent au­tour de Font­vieille, pour ré­col­ter des fonds au bé­né­fice de pro­jets en fa­veur d’en­fants dé­fa­vo­ri­sés ou ma­lades - l’as­so­cia­tion « Chil­dren & Fu­ture » re­verse un eu­ro par ki­lo­mètre. Cette an­née, les or­ga­ni­sa­teurs es­pèrent 14 000 par­ti­ci­pants. C’est beau­coup. Alors, pour ac­cueillir tous ces par­ti­ci­pants et leur per­mettre d’ava­ler des ki­lo­mètres, l’or­ga­ni­sa­tion s’ap­puie sur des bé­né­voles. Ils sont qua­rante, en tout, ré­par­tis sur plu­sieurs postes. Fo­cus sur ces bé­né­voles… qui per­mettent à la course de tour­ner, et à « Chil­dren & Fu­ture » de ré­col­ter des fonds. Ils se ré­par­tissent, sur­tout, en trois postes : l’ac­cueil, le cir­cuit, et les cui­sines.

L’ac­cueil

Ils sont au coeur de l’or­ga­ni­sa­tion de la course. Et de son fil rouge ca­ri­ta­tif. C’est une puce, fixée sur les chaus­sures, qui per­met de faire le dé­compte des ki­lo­mètres par­cou­rus, et donc des eu­ros re­ver­sés. Et cette puce, les par­ti­ci­pants la re­çoivent au bu­reau des ins­crip­tions (1 et 2). Ici, les bé­né­voles ne s’ar­rêtent ja­mais vrai­ment : le cir­cuit est ou­vert vingt­quatre heures sur vingt­quatre, les ins­crip­tions aus­si. Il faut aus­si plier les t-shirts. Et pré­pa­rer les mugs ou les pe­luches: des ca­deaux re­çus, en échange de la cau­tion de la puce, qui elle aus­si fait par­tie des fonds re­ver­sés. « On ne dort pas, c’est sûr » , glisse, dans un sou­rire, Ch­ris­tine, bé­né­vole de­puis deux ans.

Le cir­cuit

Il est « un de ceux qui s’oc­cupent du cir­cuit » . C’est comme ça que Ré­gis (3) dé­fi­nit son rôle de bé­né­vole, sur la « No Finish Line ». Il s’oc­cupe du mon­tage, de l’en­tre­tien, puis du dé­mon­tage du cir­cuit. Il a un oeil sur les bar­rières, les pou­belles, veille à ce que les mar­cheurs et cou­reurs oc­cupent cha­cun leur bonne file… Bref, toutes « les pe­tites choses né­ces­saires pour que la course se dé­roule bien » , ré­sume ce­lui qui est là de­puis cinq ans.

Les cui­sines

À l’abri des re­gards des cou­reurs et mar­cheurs, Mu­riel (4) ouvre des conserves d’ha­ri­cots rouges. Elle pré­pare le re­pas du mi­di. Du chi­li, pour une cin­quan­taine de per­sonnes, ce di­manche mi­di. En gé­né­ral, le wee­kend, cin­quante per­sonnes dé­jeunent, vingt dînent. C’est moi­tié moins, en se­maine. Reste que du sa­me­di au di­manche sui­vant, c’est elle qui s’oc­cupe des re­pas des bé­né­voles. Les me­nus obéissent à trois im­pé­ra­tifs : ils doivent être « pra­tiques à cui­si­ner » , « fonc­tion­nels » , et « bons » . En plus du chi­li, elle a aus­si pré­vu, dans les pro­chains jours, du cur­ry ou des ga­let­tes­sau­cisses. Et ses re­pas servent à un autre ob­jec­tif : il y a aus­si un « cô­té convi­vial, les gens se re­trouvent » , dit celle qui s’in­ves­tit de­puis quatre ans. Un peu plus loin, d’autres bé­né­voles s’oc­cupent, eux, du ra­vi­taille­ment des par­ti­ci­pants ( 5). Et ils dis­tri­buent de grosses quan­ti­tés de nour­ri­ture : 1800 kg de ba­nanes, la même quan­ti­té d’oranges, 13 000 barres de cé­réales, 500 pa­quets de pains d’épices et au­tant de pa­quets de bis­cuits sur la to­ta­li­té de la course… Hier, vingt-quatre heures après le dé­part, 4 000 per­sonnes étaient dé­jà ve­nues sur le cir­cuit. Elles avaient ava­lé plus de 47000 ki­lo­mètres. Et il y avait dé­jà plus de 11 000 ins­crits.

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