UP: sou­tien una­nime pour la nou­velle ma­jo­ri­té

L’as­sem­blée gé­né­rale du par­ti rat­ta­ché à la ma­jo­ri­té du Con­seil na­tio­nal, au­tour de Ch­ris­tophe Stei­ner, a per­mis aux élus et membres du bu­reau d’évo­quer les en­jeux po­li­tiques d’ici 2018

Monaco-Matin - - Monaco - J.D.

L’Union pour la Prin­ci­pau­té (UP) vient de se réunir en as­sem­blée gé­né­rale au No­vo­tel, de­vant une soixan­taine de membres, mais aus­si trois conseillers na­tio­naux – Da­niel Boé­ri, Jean-Charles Al­la­ve­na et Phi­lippe Clé­ris­si. Le bu­reau a été re­con­duit à l’una­ni­mi­té avec deux nou­veaux qui font leur re­tour en po­li­tique: Bri­gitte Boc­cone-Pages et Tho­masGiac­car­di. Et plu­tôt que de s’at­tar­der sur la va­li­da­tion des comptes et le rap­port mo­ral, le pré­sident Pa­trick Ri­nal­di et les membres du bu­reau ont da­van­tage par­lé… po­li­tique. Le par­ti a ré­af­fir­mé son sou­tien à la nou­velle ma­jo­ri­té du Con­seil na­tio­nal conduite par Ch­ris­tophe Stei­ner. Se­lon Pa­trick Ri­nal­di, « il faut ex­pli­quer, en­core et en­core, aux Mo­né­gasques pour­quoi le chan­ge­ment de pré­sident était de­ve­nu né­ces­saire. Et les faits nous ont don­né rai­son quand on s’in­té­resse à la pro­duc­tion lé­gis­la­tive de­puis le mois de juin ». Pour Thier­ryC­ro­vet­to, con- seiller na­tio­nal, « en six mois, nous sommes pas­sés de la pa­ra­noïa per­ma­nente, de la théo­rie du com­plot per­pé­tuel, du cli­vage, du cla­nisme et du re­jet, à une Haute as­sem­blée qui, si elle avance dis­crè­te­ment, tra­vaille ef­fi­ca­ce­ment et à un rythme sou­te­nu, sans bâ­cler les études des textes. (...) Nous au­rons, nous, élus de l’UP, et nos amis de la ma­jo­ri­té ac­tuelle, un vrai bi­lan, lé­gis­la­tif et hu­main ». Ch­ris­tophe Ro­bi­no a éga­le­ment no­té que « ce chan­ge­ment de pré­si­dence a été salutaire et per­met aux élus de tra­vailler de fa­çon plus se­reine. » Pour Jean-Mi­chel Cuc­chi, « ce qui compte, c’est de conti­nuer de vou­loir un ef­fort plus im­por­tant pour le lo­ge­ment. Nous avons per­du beau­coup trop de temps ». Bri­gitte Boc­cone-Pages a éga­le­ment pris la pa­role, mar­quant ain­si son re­tour en po­li­tique. Pour elle, « tout a com­men­cé en 2003. J’es­père que ça re­com­men­ce­ra de nou­veau. » Et l’an­cien conseiller na­tio­nal est dé­ter­mi­né à dé­fendre ses idées. « L’iden­ti­té des Mo­né­gasques est en dan­ger. La pa­trie est en dan­ger. Nos en­fants ne se­ront peut-être plus pro­té­gés. Sous pré­texte de l’UE, on va perdre beau­coup de nos avan­tages et de nos spé­ci­fi­ci­tés. Les Mo­né­gasques de­vien­dront comme les Ni­çois ou les Can­nois. Nous per­dons notre ter­ri­toire. Je suis re­ve­nue car je me sens res­pon­sable de l’ave­nir de nos en­fants. » Ça pro­met de grands mo­ments à l’aune des pro­chaines élec­tions na­tio­nales…

(Pho­tos J.D.)

Une soixan­taine de per­sonnes, membres de l’UP, sym­pa­thi­sants et conseillers na­tio­naux étaient dans la salle.

Le pré­sident Pa­trick Ri­nal­di a ou­vert les dé­bats.

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