À titre gra­cieux

Monaco-Matin - - Détente -

De­ve­nu l’homme le plus puis­sant du monde avec l’un de ces pré­noms un peu ri­di­cules, dont Walt Dis­ney af­fli­geait ses per­son­nages de des­sin ani­mé, Donald Trump n’a pas fi­ni de nous éton­ner. Im­pur pro­duit de té­lé­réa­li­té grâce à son phy­sique de lut­teur de foires et à sa fa­conde de ven­deur à la sau­vette, il a su trans­for­mer en élec­teurs les  mil­lions de té­lé­spec­ta­teurs qui le re­gar­daient. Si notre in­for­tu­née Loa­na avait sui­vi le même che­min, elle se­rait au­jourd’hui ca­pi­taine du pé­da­lo plu­tôt qu’une épave. Le  pré­sident des States bé­né­fi­cie d’une fa­mille à géo­mé­trie va­riable se­lon les di­vorces et les re­ma­riages ain­si que d’une lé­gi­ti­mi­té sem­blant moins sor­tie des urnes que d’une po­chette-sur­prise. Le  a ten­té tous les bu­si­ness, même ceux qui ex­ploitent le vice comme les jeux de ha­sard. Avant d’être élu, Trump lo­geait dans une tour de  étages por­tant son nom en lettres de feu tan­dis qu’avant de s’ins­tal­ler à l’Ély­sée Hol­lande se conten­tait d’un quatre-pièces cui­sine in­di­qué par une carte de vi­site. Or si le Fran­çais a am­pu­té son sa­laire de chef d’État de  % et son re­ve­nu d’au­tant, c’est à  %, qui ne cor­res­pondent même pas à son ar­gent de poche, que l’Amé­ri­cain a re­non­cé. Ré­sul­tat : c’est ce­lui des deux dont l’exis­tence n’a été qu’une longue course au pro­fit et qui a fait le plus pe­tit sa­cri­fice qui a ti­ré à lui

la cou­ver­ture du dés­in­té­res­se­ment.

Newspapers in French

Newspapers from Monaco

© PressReader. All rights reserved.