Valls : pour gou­ver­ner « il faut de l’ex­pé­rience »

Monaco-Matin - - France -

Dans un dis­cours à l’uni­ver­si­té­deCer­gyPon­toise en ban­lieue pa­ri­sienne, le Ma­nuel Valls aplai­dé, hier, pour une « Na­tion édu­ca­tive » , pla­çant l’édu­ca­tion au coeur du « pro­jet pour la France » dans un nou­veau gage à la gauche après d’autres ré­centes in­flexions de son­dis­cours. Il faut « une ex­pé­rience qui a été éprou­vée par le temps » pour gou­ver­ner et « re­fu­ser les aven­tures in­di­vi­duelles » , a dé­cla­ré le Pre­mier mi­nistre peu après l’an­nonce de can­di­da­ture de son an­cien mi­nistre Em­ma­nuel Ma­cron à la présidentielle.

Il faut avoir le « sens de l’État »

« Pour por­ter cette res­pon­sa­bi­li­té, il faut – j’ose le dire de­vant vous – une édu­ca­tion à la conduite du pou­voir, à la res­pon­sa­bi­li­té, un sens de l’État. Il faut de l’ex­pé­rience, une ex­pé­rience qui a été éprou­vée par le temps » , a-til lan­cé. « Il faut de la force et non pas de la lé­gè­re­té. » Se­lon le chef du gou­ver­ne­ment, qui n’a pas nom­mé Em­ma­nuel Ma­cron, « l’exer­cice du pou­voir » im­plique d’ « avoir le sens de l’in­té­rêt gé­né­ral, le sens du col­lec­tif » . Avant son dis­cours, in­ter­ro­gé par des jour­na­listes sur la can­di­da­ture Ma­cron, il avait seule­ment lan­cé : « Rien ne m’af­fecte » . « Je veux don­ner aux Fran­çais un cadre bien­veillant et une dy­na­mique d’es­poir » , « c’est ce­la pour moi une Na­tion édu­ca­tive, c’est ce­la pour moi un pro­jet pour la France » , a en­suite ajou­té Ma­nuel Valls dans son dis­cours.

(Photo IP)

« Il n’y a pas de pro­jet po­li­tique viable qui ne soit pas ba­sé sur l’édu­ca­tion », a es­ti­mé, hier, le Pre­mier Mi­nistre Ma­nuel Valls.

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