Es­co­ta et les en­tre­prises s’em­barquent dans le co­voi­tu­rage

En s’ap­puyant sur l’ap­pli­ca­tion de la start-up azu­réenne We­ver, ces en­tre­pre­neurs veulent in­ci­ter leurs sa­la­riés à ne plus ve­nir au tra­vail seuls dans leur voi­ture

Monaco-Matin - - Côte D’azur - E. GALLIANO egal­lia­no@ni­ce­ma­tin.fr

La chambre de commerce de Nice-Côte d’Azur, sept clubs d’en­tre­prises azu­réens ain­si qu’un poids lourdde l’éco­no­mie lo­cale, Thales Ale­nia Space, viennent de conclure un par­te­na­riat avec Es­co­ta afin­de­pro­mou­voir... le co­voi­tu­rage. Ob­jec­tif: faire évo­luer les modes de dé­pla­ce­ment dans ce dé­par­te­ment de plus d’un mil­lion d’ha­bi­tants où « 90% de la po­pu­la­tion se concentrent dans les pôles ur­bains ». La consé­quence se me­sure cha­que­ma­tin et chaque soir en ki­lo­mètres de bou­chons. D’au­tant plus­nom­breux que le nombre de pas­sa­gers em­bar­qués dans chaque vé­hi­cule est faible : « en moyenne 1,1 per­sonne par voi­ture ».

« Moins d’ac­ci­dents, moins de morts... »

Cet in­di­vi­dua­lisme au vo­lant contri­bue à conges­tion­ner Les pré­si­dents de sept clubs d’en­tre­prises azu­réens, la CCI, Es­co­ta et la start-up We­ver unissent leurs forces.

les axes rou­tiers azu­réens. Avec les désa­gré­ments que ce­la peut en­gen­drer pour les sa­la­riés, mais aus­si pour leurs em­ployeurs en terme de perte de temps, de re­tards, de gas­pillage d’un fon­cier si cher pour construire des par­kings...

Dans ces condi­tions, le co­voi­tu­rage peut ap­pa­raître comme une so­lu­tion al­ter­na­tive qui ne pro­fite d’ailleurs pas qu’aux en­tre­prises, sou­lignent les pré­si­dentsdes clubs de Car­ros, le Broc, Gat­tières Saint-Jean­net: « Car plus de­mon­de­dans

les vé­hi­cules c’est bien sûr moins de vé­hi­cules sur la route et donc moins d’ac­ci­dents, moins de morts sur les routes, moins d’em­bou­teillage et même plus de temps libre pour nos sa­la­riés. » Mais, voi­là, rien n’y fait. Jacques Pain, qui re­pré­sente les en- tre­prises gras­soises, en convient: « De­puis cinq ou six ans on es­saie de pro­mou­voir le co­voi­tu­rage. On a même pro­po­séà­nos sa­la­riés de leur payer le taxi en cas de dé­faillance de leur co­voi­tu­reur. Mais pour eux le co­voi­tu­rage n’avait que des in­con­vé­nients: pro­mis­cui­té, sé­cu­ri­té, fia­bi­li­té... » Jusque-là du moins.

Ap­pli dé­diée et ca­deaux à la clé

Car les par­te­naires de cette opé­ra­tion de pro­mo­tion vont dé­sor­mais pou­voir s’ap­puyer sur de nou­veaux ou­tils. No­tam­ment la pla­te­forme nu­mé­rique dé­ve­lop­pée par la start-up azu­réenne We­ver. La pe­tite en­tre­prise lo­cale, lan­cée par trois étu­diants, est en train de de­ve­nir l’un des ac­teurs ma­jeurs de ce­mar­ché en dé­ve­lop­pe­ment que consti­tue le­co­voi­tu­rage de proxi­mi­té. Son pas­sage au sein de l’in­cu­ba­teur de start-up de Vin­ci Au­to­routes semble lui avoir pro­fi­té. Res­teà­sa­voir quel est l’in­té­rêt d’Es­co­ta. Paul Maa­rek, le di­rec­teur gé­né­ral de la so­cié­té conces­sion­naire de l’A8, le concède lui-même: « On pour­rait se sa­tis­faire de n’avoir que 1,1 par voi­ture à nos péages. » Si ce n’est que le ré­seau est à ce point conges­tion­néau­jourd’hui que le conces­sion­nai­re­se­doit aus­si d’es­sayer d’op­ti­mi­ser la sa­tis­fac­tion de ses clients. Or, sou­li­gnePaul Maa­rek, « le co­voi­tu­rage peut fa­ci­li­ter la vie de nos usa­gers en flui­di­fiant le tra­fic. » Voi­là pour­quoi les en­tre­pre­neurs lo­caux et la CCI veulent unir leur force afin de pro­mou­voir cette ap­pli­ca­tion di­gi­tale mi­seà­la dis­po­si­tiondes em­ployés. Ceux­quiyau­ront re­cours re­ce­vront­mê­medes ca­deaux !

(Photo Franck Fer­nandes)

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