Son avo­cat: « Il parle parce qu’il en a marre »

Monaco-Matin - - France -

Pour son au­di­tion hier ma­tin par la po­lice ju­di­ciaire à Nan­terre, Ziad Ta­kied­dine n’était pas as­sis­té de son avo­catMe Jean-Clau­deGui­di­cel­li. « Nous nous en sommes lon­gue­ment en­tre­te­nus la veille au soir, a in­di­qué l’avo­cat tou­lon­nais. Et nous avons conve­nu que, comme il était en­ten­du comme té­moin, ma pré­sence n’était pas né­ces­saire. » S’agis­sant de la cré­di­bi­li­té des dé­cla­ra­tions de l’in­ter­mé­diaire fran­co-li­ba­nais, qui af­firme avoir re­mis per­son­nel­le­ment cinq mil­lions d’eu­ros, pro­ve­nant du ré­gime Kadha­fi, àNi­co­las Sar­ko­zy et Clau­deGuéant: « Ce n’est pas un scoop pour moi. Il l’avait dé­jà dit au juge Van Ruym­beke, de fa­çon cir­cons­tan­ciée, quand il avait été in­ter­ro­gé sur le vo­let fi­nan­cier de l’af­faire Ka­ra­chi. » « Il avait in­sis­té sur ses re­la­tions avec ce par­ti, et avait in­di­qué qu’il y avait aus­si un par­ti en Ita­lie qui était spon­so­ri­sé par Kadha­fi. La po­li­ti- que, c’est comme le foot­ball, ça coûte cher. » Se­lon son avo­cat, si Ziad Ta­kied­dine re­parle des fonds li­byens à quelques jours de la pri­maire de la droite, quitte à s’im­pli­quer per­son­nel­le­ment, c’est par exas­pé­ra­tion. « Il a été le seul à être dé­te­nu dans l’af­faire Ka­ra­chi. Il est rui­né, ac­cu­lé de toutes parts. Il a pris ses dis­tances avec ses an­ciens amis, et il ru­mine. L’ac­tua­li­té politique a fait re­sur­gir tous ces évé­ne­ments et il a ex­plo­sé. »

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