Une vraie pe­tite classe

Monaco-Matin - - Détente | Médias - Le billet de Phi­lippe Bou­vard

Le der­nier oral de la droite a par­fai­te­ment dis­tri­bué les rôles : Pu­ja­das pro­fes­seur ma­niaque de la pen­dule et El­kab­bach en tour­née d’ins­pec­tion. Le scé­na­rio consis­tait – une fois de plus­mais la der­nière – à pla­cer sous le joug de jour­na­listes un an­cien pré­sident de la Ré­pu­blique, deux ex-Pre­miers mi­nistres et quelques gou­ver­nants du pas­sé. Sauf qu’on se de­man­dait si Alain Jup­pé in­car­nait un vieux re­dou­blant ou le pro­vi­seur, si Sar­ko­zy était le souffre-dou­leur en rai­son de sa taille et si les cancres, sans au­cune chance de dé­cro­cher la tim­bale, n’étaient là que pour faire nombre. Pu­ja­das dis­po­sait à la fois du rè­gle­ment, de la règle avec la­quelle on ta­pait na­guère sur les doigts des éco­liers les moins do­ciles et du coin où on les exi­lait. Les élèves n’avaient tou­jours pas droit à un siège alors que cer­tains d’entre eux, quand ils étaient en fonc­tions, se voyaient of­frir le fau­teuil le plus confor­table jusque dans les ca­thé­drales. Cha­cun a fre­don­né son pe­tit re­frain plus ou moins bien trous­sé­mais par­fai­te­ment mé­mo­ri­sé. En fait, une su­pré­ma­tie to­tale et mo­men­ta­née des médias sur les po­li­tiques. La re­vanche vien­dra. Elle pren­dra d’abord la forme de mee­tings où les têtes d’af­fiche li­bé­rées de toutes tu­telles pour­ront pa­la­brer in­ter­mi­na­ble­ment. Mais il fau­dra pa­tien­ter jus­qu’au len­de­main de l’élec­tion pour as­sis­ter au spec­tacle du nou­veau chef de l’Etat fai­sant at­tendre ceux qui furent ses tor­tion­nai

res et même re­fu­sant de les re­ce­voir.

Newspapers in French

Newspapers from Monaco

© PressReader. All rights reserved.