Ben­ja­min Men­dy sur de bons rails

Ar­ri­vé cet été en pro­ve­nance de Mar­seille, Ben­ja­min Men­dy sa­voure son adap­ta­tion au jeu mo­né­gasque mais aus­si aux joutes eu­ro­péennes. A deux jours de Tot­ten­ham, il se confie

Monaco-Matin - - La Une -

Ben­ja­min Men­dy n’a que  ans mai­sa­dé­jà connu trois clubs et près d’une di­zaine d’en­traî­neurs. For­mé au Havre puis pas­sé au ré­vé­la­teur mar­seillais, le­dé­fen­seur gauche a si­gné à l’AS Mo­na­co cet été. Pour ce fan de Da­niel Alves, Pa­trice Evraet Ro­ber­to Car­los, le­dé­but de sai­son a été com­pli­qué avant de (re)trou­ver ses sen­sa­tions de­puis un mois. Gar­çon ado­rable, res­pec­tueux et faus­se­ment ti­mide, Ben­ja­min Men­dy s’est ra­con­té pen­dant  mi­nutes. « De­ma­gé­né­ra­tion , je n’étais pas le meilleur, il y’avait des phé­no­mènes mais au­jourd’hui ils ne sont pas au plus haut ni­veau, alors que moi, oui. Ce n’est pas les plus forts qui réus­sissent, le tra­vail change tout » , confes­set- il. Der­rière son im­mense sou­rire se cache un tra­vailleur.

Deux tours de qua­li­fi­ca­tions fran­chis, le PSG bat­tu, la meilleure at­taque d’Eu­rope, vous vous at­ten­diez à un tel dé­but de sai­son ? On ne sait ja­mais com­ment les choses vont se dé­rou­ler, on ne maî­trise rien, tout nous réus­sit mais on tra­vaille énor­mé­ment pour ça, on le mé­rite. Il faut se concen­trer sur la suite et ne pas s’en­dor­mir sur notre bon dé­but de sai­son.

Le titre, c’est un ob­jec­tif ? On joue pour al­ler au bout, comme tout le monde. AMo­na­co on a un ef­fec­tif large, ça tourne sou­vent et ça fonc­tionne quand même. Si on conti­nue, jus­qu’à Noël, on pour­ra se pen­cher sur la suite de la sai­son au­tre­ment.

Vous êtes proches de Tié­moué Ba­kayo­ko, ce­la-a-t-il joué dans votre en­vie de si­gner ici ? On se cô­toie de­puis long­temps en sé­lec­tions de jeunes. Au prin­temps, on était chez les Es­poirs et je lui po­sais beau­coup de ques­tions sur le club. Il s’est ar­rê­té et m’a de­man­dé « Pour­quoi tume poses au­tant de ques­tions sur Mo­na­co ? » . On a sou­ri, je lui ai ex­pli­qué et il l’a gar­dé pour lui. C’est un ami, je l’ai donc écou­té, j’en ai pris note dans mon choix. Quand je suis ar­ri­vé ici, il a été l’un des pre­miersàm’ac­cueillir avec Tho­mas (Le­mar), Di­rar et Su­ba (Su­ba­sic).

On dit sou­vent que pour un jeune joueur, Mo­na­co c’est un chal­lenge. Ça passe ou ça casse en quelque sorte. Il faut être concen­tré, c’est vrai, mais c’est par­tout pa­reil. AMar­seille, si tu te laisses por­ter par la vague po­pu­laire, tu peux te re­lâ­cher très vite aus­si. Ici, c’est une autre at­mo­sphère, mais le ni­veau de concen­tra­tion reste le­même.

Quel rap­port avez-vous avec Leo­nar­do Jar­dim ? Quand je m’ima­gine re­joindre un club, je re­garde en prio­ri­té qui est l’en­traî­neur. Je fonc­tionne comme ça. Très vite, j’ai eu des échos po­si­tifs, c’est un homme ou­vert, qui parle beau­coup aux jeunes joueurs et qui veut mettre en place un jeu at­trayant.

Pour­tant, l’an der­nier, il était beau­coup cri­ti­qué, on s’en­nuyait ferme de­vant les matches de l’ASM. Qu’est-ce qui a chan­gé ? Les joueurs ont une sai­son de plus dans les jambes, ils sont plus en confiance, le mercato a aus­si ren­for­cé l’équipe, et les re­tours de Ger­main et Fal­cao, ça donne plus de confiance à l’équipe.

Quelle place vous avez dans ce ves­tiaire, vous, jeune re­crue ? Les tau­liers sont iden­ti­fiés : Su­ba, Di­rar, Valère, Rag­gi. Les an­ciens, en fait. Fal­cao a une place im­por­tante via son ex­pé­rience et c’est le ca­pi­taine. Mais ce ne sont pas des gens qui vont mettre une bar­rière avec les nou­veaux, au contraire. De temps en temps j’em­bête un peu «Su­ba» avec la mu­si­que­mais le tau­lier du ves­tiaire sur l’am­bian­ce­mu­si­cale, c’est Tié­moué (Ba­kayo­ko). C’est son truc. C’est lui, le MC (maître de cé­ré­mo­nie) de l’équipe.

AMo­na­co, on fait énor­mé­ment confiance aux jeunes. C’est im­por­tant dans votre ré­flexion ? On a vu que Mar­tial, Kur­za­wa, Kon­dog­bia ont fran­chi un pa­lier ici. Mo­na­co a cette ca­pa­ci­té à ame­ner les jeunes joueurs à un très haut ni­veau. C’est un haut trem­plin.

Vous êtes très pré­sents sur les ré­seaux so­ciaux, com­ment sa­voir bien do­ser ? Quand j’étais au Havre, je twit­tais tout et n’im­porte quoi. En ar­ri­van­tàMar­seille, j’ai chan­gé de di­men­sion alors je me suis cal­mé. Ré­cem­ment, on a res­sor­ti des tweets de cette époque, je ne cal­cu­lais pas ce que je fai­sais, les fautes d’or­tho­graphes, etc. Au­jourd’hui, je fais plus at­ten­tion à ce que j’écris, ça peut prendre une telle am­pleur...

Com­ment s’oc­cupe Ben­ja­min Men­dy en de­hors du football ? Je suis un mor­du de PlayS­ta­tion, de billard et de ping-pong. D’ailleurs, je fais un pe­tit cou­cou sur FI­FA à Ky­lian Mbap­pé et Dji­bril Si­di­bé, ils com­pren­dront (rires).

Entretien réa­li­sé par Ma­thieu Faure Pho­tos : Jean-Fran­çois Ot­to­nel­lo et AFP

Avez-vous réus­si à mettre votre touche ? Sur la mu­sique ? La chambre ?

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