LIGUE  ( JOUR­NÉE) / SAINT- ETIENNE - OGCN « A fond der­riè­reNice ! »

Saint-Etienne et le Gym sont les deux étapes les plus im­por­tantes de la car­rière de joueur de Dominique Au­la­nier. Mais entre les deux clubs, son choix est fait

Monaco-Matin - - Sports -

Ce soir, il se­ra de­vant sa télé. Le por­table pas loin. His­toi­red’en­voyer quelques tex­tos à son fils En­zo qui se­raàGeof­froy-Gui­chard pour sup­por­ter les Verts. Dominique Au­la­nier, lui, a le coeur rouge et noir. Et ça ne date pas d’hier. Mi­lieu de ter­rain in­fa­ti­gable aux che­veux et aux idées longues, ila­mar­qué le Gym et les Ni­çois. Lui n’a rien ou­blié de ce temps où les vic­toires se dé­cro­chaient à force de cou­rage et de don de soi. Au­jourd’hui, ce­lui que Saint-Etienne ap­pe­lait ‘‘Bi­biche’’ et Nice ‘’Dou­mé’’ a  ans. Il vit à Flo­ren­sac près de Bé­ziers et en­traîne les U de Vias. Par­fois, il joue en­core avec la PHA de Por­ti­ragnes. Bref, il vit tran­quille en Oc­ci­ta­nie. Il a un fils (En­zo,  ans) à SaintE­tienne, une fille (Lu­na,  ans) à Nice. Un clin d’oeil à sa car­riè­rede joueur. Si­non, il n’a pas chan­gé. Simple, sym­pa. Un bon mec au bout du fil.

St-Etienne - Nice, ton coeur penche de quel cô­té ? Cô­té ni­çois. Sans l’ombre d’un doute. J’ai commencé le foot à Saint-Etienne, mais mon club, c’est le Gym. Je se­rai à fond der­rière Nice. Hier, joueur, au­jourd’hui sup­por­ter. Tu es, pour­tant, né à quelques ki­lo­mètres de Saint-Etienne et ton pre­mier maillot était vert... Oui, mais ‘‘Sain­té’’ m’a re­je­té lors d’un match que je n’ai ja­mais ef­fa­cé. C’était lors de la sai­son -. Les Verts jouaient la mon­tée. Geof­froy-Gui­chard était plein. Ou presque. Ro­bert Nou­za­ret, le coach de l’ASSE, avait fait mon­ter la tem­pé­ra­ture. Les Ni­çois étaient sif­flés et moi hué. Tout le stade m’in­sul­tait. Dans les gra­dins, il y avait ma fa­mille. Sur le ter­rain, on au­rait pu croire qu’il y avait un contrat contre moi. J’avais pris deux tacles d’en­trée qui res­sem­blaient à des agres­sions. Tout était fait pour me faire dé­gou­piller. Je ne pou­vais pas tou­cher un bal­lon sans me faire des­cendre. J’ai pas­sé la pre­mière pé­riode par terre. Après  mi­nutes de souf­france, je leur avais fait la mi­sère en se­conde mi-temps. Nous avions ga­gné - (buts de An­gan et Prat) et je nem’étais pas e pri­vé de cham­brer le stade et tout Sain­té. Le temps est pas­sé... C’est vrai. Les choses se sont un peu apai­sées. Mais pen­dant très long­temps, je ne pou­vais plus me ba­la­der ou boire un verre à Saint-Etienne. Mon fils, mes frères, mes ne­veux vivent là-bas. Ils sont tous sup­por­ters des Verts. Et moi, je ne connais même pas le mu­sée du club. Un jour, je re­tour­ne­rai voir un match à Geof­froyGui­chard. Mais ce n’est pas en­core le mo­ment. Les braises ne sont pas com­plè­te­ment éteintes... St-Etienne-Nice re­pré­sente quoi pour vous ? En­core main­te­nant quand sort le ca­len­drier de L, c’est le pre­mier match que je cherche. Alors ima­gi­nez à l’époque... Que penses-tu de ces deux équipes ? Les Verts sont so­lides, mais il leur manque quelque chose. Une flamme. La créa­ti­vi­té, la fo­lie, l’ima­gi­na­tion. Tout ce qui fait la force de l’OGC Nice cette sai­son. St-Etienne gagne sou­vent sur la fin, dans la dou­leur. Nice, au contraire, ré­gale et se ré­gale. Le Gym a bat­tu Mo­na­co, Mar­seille, Lyon. C’est pas par ha­sard. A ce jour, c’est un par­cours qua­si par­fait. Certes, ils sont tom­bés à Caen. Mais les Ni­çois n’al­laient pas mettre - à tout le monde. A Nice,

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