Tac au tac

Monaco-Matin - - Sports - PHI­LIPPE CAMPS

ça joue et bien ! TonNi­çois pré­fé­ré ? Au Gym, j’aime le col­lec­tif. Après, je ci­te­rais Baysse qui est vrai­ment mon­té d’un étage et Bel­han­da qui a un jeu, une vi­sion et une passe que j’adore. A Saint-Etienne ? Per­rin. Sans lui, l’équipe est ban­cale. Un pro­nos­tic ? - pour Nice. Sur la Côte, per­sonne ne t’a ou­blié... C’est dingue ! Je le res­sens et ça me touche en plein coeur. Il y a trois se­maines, je suis ve­nu faire un concours de pé­tanque à Nice, à cô­té du centre d’en­traî­ne­ment. Im­pos­sible de ne pas faire un saut à Charles-Ehr­mann. J’ai en­core eu un suc­cès fou. Main­te­nant, ce sont des pères de fa­mille qui viennent me voir. On se rap­pelle le bon vieux temps... Les en­fants écoutent en se de­man­dant ‘’mais c’est qui ce­lui-là ?’’. C’est drôle. Et ça fait plai­sir. Une pas­sion. Je joue tous les jours. Quand je n’ai pas un concours, je m’en­traîne. Moi, c’est pé­tanque. Je pointe, je tire, je m’éclate. Tiens, di­manche (au­jourd’hui), je dis­pute le Mas­ter de Bé­ziers. Il y a  équipes qua­li­fiées. Les boules, c’est la com­pé­ti­tion, la ca­ma­ra­de­rie, la convi­via­li­téet l’apé­ro. Tout ce que j’aime. Avec des belles  mi-temps ? Plus belles qu’au foot. C’est dire... Boules, pas­tis, bon­heur. Le trio ga­gnant. Au foot, c’était com­ment ? ANice, après un match, j’al­lais tou­jours man­ger à Lou Pan­tail, ave­nue SaintLam­bert. Après, je fai­sais le tour des boîtes. Au­la­nier fê­tard, ce n’était pas une lé­gende... Non. Le foot, la fête, la nuit. C’était un peu­ma vie. Avec la ci­ga­rette... Je fume de­puis l’âge de  ans. Quand je jouais à Nice, je grillais un pa­quet par jour. Ou plus. Ça ne m’em­pê­chait pas de cou­rir comme un dé­ra­té. C’est comme la ‘‘bouffe’’. Je peux man­ger ce que je veux, je ne gros­sis ja­mais. Et à  ba­lais, je n’ai pas chan­gé mes ha­bi­tudes. Une anec­dote pour fi­nir... J’avais une peur bleue de l’avion. A Nice, on pre­nait par­fois des pe­tits cou­cous de  places. Je ne pou­vais pas mettre la te­nue du club tel­le­ment je trans­pi­rais. Je voya­geais en tee-shirt. Une fois, l’avion a tel­le­ment bou­gé que je me suis bles­sé à force de stres­ser. Ré­sul­tat : contrac­ture à une cuisse. Ah, la tête du coach... A Saint-Etienne : Laurent Blanc. Le top ni­veau. ANice : je di­rais ‘’Pa­bli­to’’ Ro­dri­guez. Là, c’est un peu le coeur qui parle. Le plus fort contre qui vous avez joué ? Zi­dane, que j’ai af­fron­té avec St-Etienne quand il jouait à Bor­deaux. Im­pres­sion­nant. Le plus mé­chant ? Ta­ri­bo West. Une fois contre Auxerre, j’avais bles­sé un de ses co­équi­piers. Il vou­lait me cou­per en deux. J’avais cou­ru plus vite et plus long­temps que d’ha­bi­tude. Il me fai­sait peur ! T’as vu l’ar­moire. Le plus drôle ? Di­dié An­gan que j’ai connu au Gym. Il bu­tait sur les mots, mais pas sur les blagues. Plus il vou­lait par­ler vite, plus il bé­gayait. Il dé­con­nait tout le temps. Le coach qui vous amar­qué ? Guy Da­vid. Il sen­tait tout, il com­pre­nait tout. Il trou­vait tou­jours les mots justes. Quand on était dans la dif­fi­cul­té, il était là. Avec des so­lu­tions. Il ai­mait ses joueurs et on le lui ren­dait bien. Il était cha­ris­ma­tique et bien­veillant. Contre le Sla­via Prague en Coupe d’Eu­rope. A l’al­ler, au stade du Ray, on fait -. Je­marque les  buts. Un pe­nal­ty et une frappe croi­sée sur un centre d’An­gi­beaud. Un mo­ment in­ou­bliable. J’ai en­core re­gar­dé le ré­su­mé du­match, il y a quelques jours, sur In­ter­net. Au re­tour, on fait - et on est éli­mi­né sans avoir per­du.

(Pho­tos NM, PL et VM)

Le plus fort avec qui vous avez joué ?

Les boules, c’est ton truc ? Vo­tre­meilleur match ?

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