Marc-Etienne Lan­sade, le­maire de Co­go­lin en sur­sis

Monaco-Matin - - Grand Sud / Carnet - CH­RIS­TOPHE CAIETTI

Et de neuf, et de dix ! Avec les deux nou­velles dé­mis­sions pré­sen­tées cette se­maine par des membres de sa ma­jo­ri­té mu­ni­ci­pale (JeanJacques Ga­bert et Sa­rah Ba­gur), le siège du maire de Co­go­lin ( Var), MarcE­tienne Lan­sade ( Front na­tio­nal), ne tient plus que par deux pe­tits fils, en fait par deux sièges. En­core deux dé­mis­sions et il ne tien­dra qu’à l’op­po­si­tion de dé­ci­der si l’on re­tourne aux urnes. Certes, il fau­dra que l’op­po­si­tion de Mi­chel Dal­la­ri s’en­tende avec les deux élus FN dis­si­dents, An­tho­ny Gi­raud et Pas­cal Cor­dé, mais leurs déclarations ne lais­saient pas de place au doute: oui ils dé­mis­sion­ne­ront aus­si si ça fait tom­ber MarcE­tienne Lan­sade de son trône. Ils ex­pliquent seule­ment qu’ils choi­si­ront leur mo­ment. Pas for­cé­ment au len­de­main des deux pro­chaines dé­mis­sions mais sans doute plu­tôt une ou deux se­maines plus tard.

Fin de la ré­créa­tion

Tou­jours est-il que ça tangue très fort sur le na­vire de la mu­ni­ci­pa­li­té FN qui jusque- là don­nait plu­tôt l’im­pres­sion de por­ter beau, tout en­tier tour­né vers des ho­ri­zons loin­tains, d’im­menses et am­bi­tieux pro­jets im­mo­bi­liers. La réa­li­té du ter­rain quo­ti­dien est ve­nue son­ner la fin de la ré­créa­tion. Il y a le feu à bord et il va fal­loir s’ac­ti­ver à com­men­cer par l’éteindre. MarcE­tienne Lan­sade le peut-il en­core ? Per­sonne ne peut le dire au­jourd’hui tant la ville est à fleur de peau, no­tam­ment après la dif­fu­sion du do­cu­men­taire de France 3 où M. Lan­sade, en se mo­quant de sa ville, a pro­vo­qué une onde de choc dont on a en­core du mal à me­su­rer l’échelle. La trans­for­ma­tion de la mai­son Sel­lier aus­si a mar­qué les es­prits, comme à un de­gré moindre mais si­gni­fi­ca­tif quand même la dé­ci­sion de rayer de la carte la fon­taine de la place Vic­tor-Hu­go, comme si les marques du pa­tri­moine co­go­li­nois étaient pour lui quan­ti­té né­gli­geable.

Les jo­kers en­vo­lés

La si­tua­tion est tendue. Marc- Etienne Lan­sade a du ta­lent. Il peut en­core re­dres­ser la si­tua­tion, mais tous ses jo­kers se sont en­vo­lés comme peau de cha­grin et il va de­voir dé­sor­mais com­po­ser avec cha­cun de ses élus. Il lui reste un seul droit à l’er­reur. Le sui­vant se­ra sy­no­nyme de nou­velle élec­tion et il n’est pas cer­tain du tout qu’il se sente l’âme d’y re­tour­ner tant ceux qui ont fait son nid, An­tho­ny Gi­raud le pre­mier, sont re­mon­tés contre lui. Les pro­chaines se­maines se­ront dé­ci­sives, no­tam­ment avec l’ins­tal­la­tion des deux der­niers « ré­ser­vistes » de la liste FN, Ma­nuel Re­quin et sur­tout Gaë­tan Mul­ler, par­ti ha­bi­ter dans le nord et dont per­sonne ne sait s’il pour­ra être joint et s’il ac­cep­te­ra de sié­ger. Une chose est cer­taine, l’acte 1 de la gou­ver­nance Marc-Etienne Lan­sade est bel et bien ter­mi­né.

(Pho­to N. S.)

Marc-Etienne Lan­sade (FN) n’a plus le droit à l’er­reur pour conser­ver sa mai­rie.

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