Un pré­sident in par­ti­bus

Monaco-Matin - - Détente - Le billet de Phi­lippe Bou­vard

Pas fa­cile à ex­pli­quer à mes pe­tits- en­fants: j’ai pro­fi­té de ce dimanche pour re­tour­ner dans un ly­cée, qui m’avait re­fu­sé le bac, afin de par­ti­ci­per à une pri­maire as­su­rant un bel ave­nir à un fort en thème is­su de l’en­sei­gne­ment su­pé­rieur. Moins une élec­tion qu’une éli­mi­na­toire. Car grâce à un scru­tin du­bi­ta­tif à deux tours on n’en­ten­dra plus par­ler des vain­cus mais le vain­queur de­vra pa­tien­ter cinq mois pour ob­te­nir confir­ma­tion lors d’un vote, cette fois gra­tuit, si en­suite, on n’aug­mente pas les im­pôts. Tout y était: les con­trôles d’iden­ti­té, les bul­le­tins, le pré­sident du bu­reau et ses as­ses­seurs. Il n’y avait en trop que les iso­loirs, in­utiles puis­qu’en prin­cipe seuls s’étaient dé­ran­gés les adhé­rents aux va­leurs de la droite et du centre. Un in­ter­mède dé­mo­cra­tique tel­le­ment réus­si que j’en ar­rive à sou­hai­ter qu’on rem­place nos son­dages quotidiens, si peu fiables, par des pri­maires du même mé­tal, col­lant mieux à la réa­li­té. En at­ten­dant, nous al­lons hé­ri­ter d’un pré­sident in par­ti­bus qui, jus­qu’en mai, comp­te­ra pour du beurre mais de­vra veiller à ce que le lait ne tourne pas. Or, que se pas­se­rai­til si, avant le scru­tin fi­nal, le « dé­si­gné » de dimanche pro­chain était vic­time du désa­mour d’un corps élec­to­ral sou­vent in­fi­dèle ? Dans ce cas rap­pel­le­ra-t- on l’un de ceux au­quel le ver­dict des urnes a fait mordre la pous­sière ? La mo­nar­chie c’est quand même plus simple...

Newspapers in French

Newspapers from Monaco

© PressReader. All rights reserved.