« Pour Fran­çois Fillon, c’est un peu la re­vanche de  »

Monaco-Matin - - Primaire De La Droite Et Du Centre - PROPOS RECUEILLIS PAR C. C. cci­rone@ni­ce­ma­tin.fr

Le dé­pu­té Eric Ciot­ti, pré­sident du con­seil dé­par­te­men­tal, était porte-pa­role du can­di­datNi­co­las Sar­ko­zy. Il a an­non­cé, dès di­manche soir, son sou­tien à Fran­çois Fillon pour le se­cond tour.

Ni­co­las Sar­ko­zy éli­mi­né: une­page se tourne? Je res­sens de la­dé­cep­tion pour Ni­co­las Sar­ko­zy, que j’ai sou­te­nu par fi­dé­li­té et loyau­té. Je n’ima­gi­nais pas cet­te­po­si­tion, ni cet écart. Mais c’est sur­tout la­page so­cia­lis­te­qui se tourne. Les Fran­çais se sont dé­pla­cés en masse pour dire: « Le so­cia­lisme, ça suf­fit! »

Com­ment a ré­agi votre can­di­dat après la dé­faite? En pri­vé, il était à l’ima­gede son­dis­cours: très se­rein et digne. Alors que beau­coup d’élus et de col­la­bo­ra­teurs étaient très af­fec­tés, il a fait en sor­tede les sou­te­nir.

Com­ment ana­ly­sez-vous cet­te­dé­con­ve­nue? Par la­dif­fi­cul­téde re­ve­nir après avoir été­bat­tu. Et par l’achar­ne­ment contre Ni­co­las Sar­ko­zy, qui a été la cible de tout le­monde! Il n’apas réus­si à re­nouer ce lien fort en­treun­pré­sident et les Fran­çais. Enoutre, il est re­ve­nu en em­prun­tant la voie du par­ti: je n’étais pas fa­vo­rable à ce choix, qui l’a dé­pré­si­den­tia­li­sé.

Sar­ko­zy­bat­tu mê­me­dans le­sA.-M., c’est une grosse dé­cep­tion per­son­nelle? Il y fait quand­même  % de plus que sa­moyenne na­tio­nale! Les A.-M. lui ont ex­pri­mé un sou­tien fort... mais nous l’au­rions es­pé­ré plus fort en­core.

Re­gret­tez-vous de ne pas avoir sou­te­nu Fran­çois Fillon, pour qui vous aviez fait cam­pagne en  à la conquête de l’UMP? Je n’ai pas de re­gret. Quel­que­part, ce qui s’est pas­sé ré­pare l’in­jus­tice su­bie par Fran­çois Fillo­nen . J’ai été son­di­rec­teur de cam­pagne, l’un de ceux qui s’est le plus bat­tu à ses cô­tés à l’époque. L’élec­tion a été vo­lée alors qu’il au­rait dû être­pré­sident de l’UMP! Mais quandNi­co­las Sar­ko­zy est re­ve­nu, il était na­tu­rel pour­moi de re­ve­nir dans la fa­mille d’ori­gine.

Et le choix de la primaire, le re­gret­tez-vous? Fran­çois Fillo­nest de ceux qui l’ont vou­lue, Ni­co­las Sar­ko­zy l’aor­ga­ni­sée et par­fai­te­ment or­ga­ni­sée. On n’avait pas d’autre choix, et ce choix a été po­si­tif. D’une cer­tai­ne­ma­nière, Ni­co­las Sar­ko­zy a, lui aus­si, ré­pa­ré ce choc de  : ce­lui qui ga­gne­ra di­manche se­ra le can­di­dat de tous, et au­ra toutes les chances de de­ve­nir le­pro­chain pré­sident de laRé­pu­blique.

Fran­çois Fillon in­carne-il le meilleur rem­part contre Ma­rine Le Pen? Je sou­hai­te­qu’il soit élu. Et je pense qu’il se­raun­grand Pré­sident. Il in­carne le seul vrai chan­ge­ment. Le Front na­tio­nal est une im­passe dan­ge­reuse, qui ne peut consti­tuer une al­ter­na­tive! Il faut donc un can­di­dat fort, avec une ligne po­li­tique claire, sans am­bi­guï­té avec la gauche. Nos élec­teurs veulent une li­gne­droite. Il était donc lo­gique d’ap­pe­ler à vo­ter pour Fran­çois Fillon plu­tôt qu’Alain Jup­pé, àqui l’al­liance avec Fran­çois Bay­rou abeau­coup coû­té.

(Photo Phi­lipe Do­bro­wols­ka)

Eric Ciot­ti, porte-pa­role de cam­pagne de Ni­co­las Sar­ko­zy, hier ma­tin, au Ca­fé de l’es­pla­nade à Pa­ris 

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