Fillon - Jup­pé : en­quoi leurs idées di­vergent

C’est dé­sor­mais « pro­jet contre pro­jet » entre les deux fi­na­listes de la primaire de la droite et du centre. Avant le dé­bat té­lé­vi­sé de jeu­di, nous avons ten­té de ré­per­to­rier leurs dif­fé­rences

Monaco-Matin - - France -

Il fut un temps, pas si loin­tain, c’était dans les an­nées 90 et 2000, où Fran­çois Fillon était plus à gauche qu’Alain Jup­pé. Ce der­nier in­car­nait alors une sorte de ri­go­risme li­bé­ral, quand l’hom­mede la Sarthe em­boî­tait ré­so­lu­ment le­pas du gaul­lisme so­cial de son par­rain en po­li­tique, Phi­lippe Sé­guin. En 2007, il fut d’ailleurs la cau­tion so­ciale de Ni­co­las Sar­ko­zy. Par un éton­nant retournement, le se­cond tour de la primaire de la droite et du cen­tre­va se jouer di­manche à fronts ren­ver­sés. Cha­cun, plus sans doute par stra­té­gie que par convic­tion, a en ef­fet ré­vi­sé son lo­gi­ciel ces der­nières an­nées. Alain Jup­pé, parce qu’il a fait le pa­ri de ras­sem­bler au­centre, d’apai­ser et qu’il de­vait écar­ter Ni­co­las Sar­ko­zy, s’est gau­chi­sé. Très lé­gè­re­ment, au de­meu­rant. A l’in­verse, Fran­çois Fillon, parce qu’il a vou­lu jouer la carte de la vé­ri­té et se dé­mar­quer à droite, s’est li­bé­ra­li­sé, « that­che­ri­sé » disent ses dé­trac­teurs, ren­for­çant son image de père-la-ri­gueur fa­çonRay­mond Barre. Ce­lui qui, Pre­mier­mi­nistre, dé­cla­rait dé­jà la France « en faillite » , a pris le par­ti de ne pas faire rê­ver à cré­dit. Der­rière un tronc lar­ge­ment com­mun, et au-de­là de per­son­na­li­tés­con­ver­gentes dans leur fa­çon de faire de la po­li­tique, des dif­fé­ren­ce­sexistent entre les deux­hommes.

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