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Monaco-Matin - - France -

L’un et l’autre veulent la fin des 35 heures et la négociation du temps de tra­vail au sein de l’en­tre­prise. Sauf qu’Alain Jup­pé est fa­vo­ra­bleàune du­rée de ré­fé­rence de 39 heures, Fran­çois Fillon fixant la seule li­mite à 48 heures (le maxi­mum au­to­ri­sé par le droit eu­ro­péen). L’un et l’autre plaident aus­si pour un contrat de tra­vail, CDI dit « sé­cu­ri­sé » chez Jup­pé, qui in­tègre des mo­da­li­tés de li­cen­cie­ment pré­dé­fi­nies. Fillon veut bais­ser de 50 mil­liards les charges sur les en­tre­prises et les mé­nages. Jup­pé pro­pose une baisse de 28 mil­liards des pré­lè­ve­ments obli­ga­toires, da­van­tage ci­blée sur les en­tre­prises. Tous deux as­pirent par ailleurs à rendre dé­gres­sives les al­lo­ca­tions chô­mage, sous ré­serve de re­prise de la crois­sance pour Jup­pé, Fillon vou­lant en outre les pla­fon­nerà75% du re­ve­nu de ré­fé­rence. dé­pense pu­blique. Les deux can­di­dats sont en phase pour sup­pri­mer l’ISF et por­ter la re­trai­teà65ans. Jup­pé reste at­ta­ché au ré­gime de re­traite par ré­par­ti­tion, Fillon vou­lant in­tro­duire une part de ca­pi­ta­li­sa­tion. Ls deux fi­na­listes sont d’ac­cord pour aug­men­ter la TVA. Jup­pé la pas­se­rait à 21 %, Fillon à 22 %. Alain Jup­pé sou­haite al­lé­ger de 2 mil­liards l’im­pôt sur le re­ve­nu. Fran­çois Fillon ré­dui­rait ce­lui des par­ti­cu­liers in­ves­tis­sant dans des PME, à hau­teur de 30 % de leur in­ves­tis­se­ment, et crée­rait une « flat tax » sur les re­ve­nus du ca­pi­tal. le ré­ta­blis­se­ment ef­fec­tifdes pei­nes­plan­cher. Ils sontde la même fa­çon par­ti­sans de quo­tas an­nuels d’im­mi­gra­tion vo­tés par le Par­le­ment. Fillon pro­pose l’ex­pul­sion des étran­gers proches des ré­seaux ter­ro­ristes, Alain Jup­pé l’as­si­gna­tionà­ré­si­den­cedes fi­chés S ju­gés dan­ge­reux. Fillon veut par ailleurs in­ter­dire le­bur­ki­ni, Jup­pé ins­tau­re­run­code de la laï­ci­té et un dé­lit d’en­trave à celle-ci. Eric Ciot­ti sous le quin­quen­nat de Ni­co­las Sar­ko­zy et qui a été sup­pri­mé par la gauche en 2013 -, pour pou­voir re­ti­rer les al­lo­ca­tions fa­mi­liales aux pa­rents d’en­fants au­teurs d’at­teintes aux va­leurs de la Ré­pu­blique. Le mai­re­deBor­deauxen­vi­sage, lui aus­si, une­sus­pen­sion des al­lo­ca­tions fa­mi­liales, mais en cas de non-sco­la­ri­sa­tion des en­fants uni­que­ment.

(Pho­tos AFP)

Fillon et Jup­pé, conver­gences et di­ver­gences.

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