Brexit: May ten­tede ras­su­rer des en­tre­pre­neurs in­quiets

La Pre­miè­re­mi­nistre bri­tan­nique a vou­lu mon­trer un vi­sage ré­con­for­tant de la Grande-Bre­tagne lors d’un dis­cours de­vant le pa­tro­nat, sans ap­por­ter de ré­ponse claire sur le com­merce et l’im­mi­gra­tion

Monaco-Matin - - Monde -

La bonne ap­proche est de ne pas nous pré­ci­pi­ter avant d’en­ta­mer le gros du tra­vail, de prendre le temps de cla­ri­fier notre po­si­tion avant de nous lan­cer. » De­vant plu­sieurs cen­taines de chefs d’en­tre­prises, réunis hier par la Con­fe­de­ra­tion of Bri­tish In­dus­try (CBI), la prin­ci­pale or­ga­ni­sa­tion pa­tro­na­le­du­pays, la Pre­miè­re­mi­nistre bri­tan­nique The­re­sa May a ten­té de ras­su­rer le­sen­tre­pre­neurs in­quiets­duB­rexit. Ce­pen­dant, elle n’a pas ap­por­té de ré­ponse claire sur les ques­tions cen­trales du com­merce et de l’im­mi­gra­tion. La ma­jo­ri­té des membres du CBI sou­hai­taient que le Royaume-Uni reste dans l’Union eu­ro­péenne mais les Bri­tan­niques en ont dé­ci­dé au­tre­ment lors du ré­fé­ren­dum du 23 juin.

« Brexit en dou­ceur »

Nombre de pa­trons pressent de­puis le gou­ver­ne­ment conser­va­teur d’en­ga­ger le pro­ces­sus de sor­tie sur une base claire, de fa­çon à ré­duire les in­cer­ti­tudes exé­crées par les mi­lieux d’af­faires. Pré­cé­dée sur scène par le pré­sident du CBI, Paul Drechs­ler, quiaap­pe­lé le The­re­saMaya­re­con­nu que les mi­lieux d’af­faires avaient be­soin « d’une cer­taine clar­té– donc dès que je pour­rai ex­pli­quer nos plans sans por­ter pré­ju­dice à la­né­go­cia­tion, je le fe­rai », a-t-elle confié.

gou­ver­ne­ment bri­tan­nique à em­prun­ter la voie d’un « Brexit en dou­ceur » , The­re­sa May a ré­pé­té qu’elle ne comp­tait pas « com­men­ter chaque étape » des né­go­cia-

tions qui dé­bu­te­ront entre Londres et Bruxelles une fois l’ar­ticle 50 du Trai­té de Lis­bonne ac­tion­né par le gou­ver­ne­ment bri­tan­nique – ce que Dow­ning Street vou­drait

faire avant fin­mars. Mais la Pre­mière mi­nistre a re­con­nu que les mi­lieux d’af­faires avaient be­soin « d’une cer­taine clar­té – donc à chaque fois que je pour­rai ex­pli­quer nos plans sans por­ter pré­ju­dice à la négociation, je le fe­rai » , a-t-elle as­su­ré. Sur le fond, elle n’a en re­vanche ap­por­té au­cune ré­ponse aux deux ques­tions ma­jeu­resque se posent les en­tre­prises : pour­ront-elles tou­jours em­ployer une main-d’oeuvre eu­ro­péenne libre de s’ins­tal­ler et tra­vailler au Royaume-Uni? Gar­de­ront-elles unac­cès libre et sans en­trave au­mar­ché eu­ro­péen?

, mil­liards d’eu­ros de dé­penses en plus par an

Maya­sim­ple­ment four­ni quelques in­dices sur les an­nonces que fe­ra son mi­nistre des Fi­nances, Phi­lip Ham­mond, de­main dans le bud­get rec­ti­fi­ca­tif du pays – le­pre­mier exer­cice bud­gé­taire ma­jeur du gou­ver­ne­ment de­puis le ré­sul­tat du ré­fé­ren­dum. Les pou­voirs pu­blics de­vraient ain­si dé­pen­ser deux­mil­liard­sde livres (2,3mil­liards d’eu­ros) de plus par an d’ici à la fin de la lé­gis­la­ture en 2020 dans la re­cherche et dé­ve­lop­pe­ment, au mo­ment où Londres cherche à ren­for­cer son sta­tut de­place forte eu­ro­péen­nedes hautes tech­no­lo­gies.

(Photo AFP)

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