Paix des mé­nages

Monaco-Matin - - Détente -

La France ne de­vrait pas par­ve­nir au deuxième tour des pri­maires de la droite sans que les jour­na­listes aient or­ga­ni­sé un oral op­po­sant les épouses des fi­na­listes. Car les élec­teurs ont le droit de mieux connaître celle qui ne por­te­ra tou­jours pas le titre de Pre­mière Dame aus­si bien que son am­bi­tieux ma­ri. Il est même urgent de se ren­sei­gner sur le compte d’une mé­na­gère qui, en­suite, au­ra un boeuf mode sur la langue. L’exemple vient de haut et de loin puisque l’inef­fable Do­nald Trump a van­té avec une fran­chise in­éga­lée jus­qu’à pré­sent les qua­li­tés de Melania, sa troi­sième femme. En sa­luant un sens de l’économie qui lui fait pres­ser le pas de­vant les joaille­ries et en lui at­tri­buant le mé­rite d’une vie sexuelle qua­li­fiée d’« in­croyable » sans qu’il soit pré­ci­sé si la jo­lie Slo­vène a ajou­té une po­si­tion au ka­ma­su­tra en se je­tant de l’ar­moire à glace ou en se sus­pen­dant au lustre. Avec, en prime, un sa­tis­fe­cit concer­nant une vie in­té­rieure per­met­tant à la belle de faire dans l’in­ti­mi­té moins de bruit que son ma­ri sur la place pu­blique. Les his­to­riens no­te­ront donc, pour la pre­mière fois, que l’ab­sence de fla­tu­lence (car c’est de ce­la qu’il s’agit) de la First La­dy est abor­dée sans fausse pu­deur. Avec le risque pour la si­len­cieuse qu’un jour, son Do­nald di­vorce parce qu’il ne peut pas la sen­tir.

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