Nice : croi­reau­mi­racle

En po­si­tion dé­fa­vo­rable, le Gym doit ga­gner en Al­le­magne pour en­core es­pé­rer une qua­li­fi­ca­tion en 16es de fi­nale. En cas de dé­faite, il se­rait dé­jà éli­mi­né

Monaco-Matin - - Sports - VINCENT MENICHINI, À GELSENKIRCHEN

En plein coeur de la Ruhr, où la dou­ceur ré­siste mieux que les chopes de blonde, l’OGC Nice a en­core un in­fime es­poir de res­ter dans la course à la qua­li­fi­ca­tion. Pour croire au mi­racle et en­tre­voir les sei­zièmes de fi­nale de la Ligue Eu­ro­pa, il lui faut d’abord battre Schalke 04 car tout autre ré­sul­tat ren­drait l’af­faire en­core plus com­plexe (voir en­ca­dré ci-contre). Elle est dé­jà bien mal em­bar­quée, la faute à ce couac à la mai­son contre Salz­bourg et cette dé­cu­lot­tée re­çue à Kras­no­dar que le Gym traîne comme des bou­lets. En Ligue 1, Nice se si­tue où per­sonne ne l’at­ten­dait, c’est-à-dire de­vant les deux ca­dors que sont Mo­na­co et Pa­ris. Il est donc temps de prou­ver que l’Eu­rope n’est pas un ter­rain de jeu trop vaste et que les Ai­glons sont ca­pables de ré­sis­ter au dé­fi phy­sique et à l’in­ten­si­té « made in Ger­ma­ny ». A l’al­ler, ils avaient vo­lé en éclats dans les duels, comme si tout al­lait un peu trop vite pour eux.

Pas un soir à ba­zar­der l’Eu­rope

Ce soir, c’est une mis­sion hau­te­ment pé­rilleuse qui at­tend les joueurs du Gym. C’est aus­si une op­por­tu­ni­té unique de­mar­quer les es­prits et de gran­dir dans un stade mer­veilleux qui ne se­ra pas à moi­tié vide comme ce fut le cas en Rus­sie ou en Au­triche. Il faut la vivre comme une chance face à une équipe de Schalke (11e de Bun­des­li­ga) qui a dé­jà son ti­cket pour les 16es de fi­nale et qui se­ra, donc, lar­ge­ment re­ma­niée. « Ça ne veut rien dire car il y a deux équipes de même va­leur, a tran­ché Lu­cien Favre. Ceux qui jouent moins au­ront même l’oc­ca­sion de se mon­trer. » Ce n’est pas vrai­ment un soir à ba­zar­der la Coupe d’Eu­rope, mais plu­tôt un soir à écrire un ex­ploit qui fe­ra date. Pour­tant, face aux ré­cents for­faits de Baysse et Ba­lo­tel­li, Lu­cien Favre pour­rait être ten­té de ne pas prendre de risque avec ses ti­tu­laires ha­bi­tuels, d’oû l’idée d’une équipe for­te­ment re­ma­niée. L’ex­cep­tion­nel par­cours en Ligue 1 pour­rait in­ci­ter à pen­ser le contraire, d’au­tant que la sé­rie de neuf matchs en vingt­sept jours hante les nuits de Favre. Au­tant dire, ne pas prendre de risques in­utiles et pé­ren­ni­ser le su­blime par­cours en cham­pion­nat. Pour les par­te­naires de Dante, c’est aus­si un soir à com­mu­nier avec le gros mil­lier de sup­por­ters qui a fait le dé­pla­ce­ment Outre-Rhin, via Am­ster­dam ou Bruxelles pour cer­tains. « A Salz­bourg, ils nous avaient pous­sés et bien ai­dés » , a re­con­nu You­nès Bel­han­da. Dans l’his­toire de la Ligue Eu­ro­pa, seuls trois clubs (voir ci-contre) sont par­ve­nus à se qua­li­fier après avoir comp­té trois points en quatre jour­nées. Pour le Gym, c’est donc très com­pro­mis, mais pas im­pos­sible. Après tout, voi­là plu­sieurs se­maines que cette équipe ne cesse de re­pous­ser ses li­mites, avec ou sans Ma­rio Ba­lo­tel­li dont l’ab­sence pour­rait s’éti­rer au-de­là de la ré­cep­tion de Bas­tia. Alors, met­tons- nous à y croire !

Bel­han­da re­trouve un stade qu’il connaît bien. Le Gym compte sur lui pour pro­lon­ger un peu plus l’aventure eu­ro­péenne.

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