Des sa­la­riés du Jim­my’z en grève de­main?

La « bri­gade vo­lante » de la So­cié­té des Bains de Mer pour­rait dé­brayer ce sa­me­di. Un coup dur pour la 10e Nuits des as­so­cia­tions… La dé­ci­sion est prise au­jourd’hui

Monaco-Matin - - La Une - JOELLE DEVIRAS

Vingt-quatre sa­la­riés de « la bri­gade vo­lante » de la SBM, rat­ta­chés au Jim­my’z do­ré­na­vant fer­mé pour tra­vaux, doivent faire l’ob­jet d’un re­clas­se­ment ou d’un dé­part en pré­re­traite. Di­dier Pe­las­sy, dé­lé­gué du per­son­nel et som­me­lier; Ra­phaël Bon­niez, dé­lé­gué du per­son­nel et som­me­lier; Jean-Luc Clou­pet, dé­lé­gué du per­son­nel, se­cré­taire gé­né­ral du syn­di­cat des cadres ad­mi­nis­tra­tifs et pré­sident de la F2SM; Gilles Pe­las­sy, dé­lé­gué du per­son­nel et maître d’hô­tel en­vi­sagent de dé­brayer, de­main sa­me­di, à l’oc­ca­sion de la 10e nuit des as­so­cia­tions au Spor­ting d’été. « Nous res­sen­tons du mé­pris de la di­rec­tion. Pour­quoi ne nous a-t-elle pas mis au­tour de la table il y a plu­sieurs mois dé­jà pour nous ex­pli­quer ses choix et écou­ter peut-être nos pro­po­si­tions? Pour­quoi ne ré­pond-elle pas à nos ques­tions? Pour­quoi la dé­ci­sion, com­mu­ni­quée le 13 oc­tobre pour être ef­fec­tive le 1er dé­cembre, est-elle si pré­ci­pi­tée? Le der­nier des en­tre­tiens in­di­vi­duels est pré­vu le 30 no­vembre pour un re­clas­se­ment le 1er dé­cembre. Face à ce manque to­tal de com­mu­ni­ca­tion, les bri­gades en­vi­sagent une jour­née de grève, sa­me­di, pour mon­trer leur désar­roi. Nous ne sommes pas des gré­vistes dans l’âme. Mais la fa­çon de faire n’est pas cor­recte. Nous sommes prêts à tout com­prendre mais nous au­rions vou­lu ap­por­ter des so­lu­tions, ou du moins être écou­tés. » Le 13 oc­tobre, les dé­lé­gués du per­son­nel ont été in­for­més d’un plan de ré­duc­tion d’ef­fec­tifs suite aux tra­vaux qui se­ront réa­li­sés en deux étapes. Faut-il com­prendre que rien, ab­so­lu­ment rien, ne lais­sait ima­gi­ner une fer­me­ture im­mi­nente de la der­niè­re­dis­co­thèque de Mo­na­co? « C’était en pour­par­lers mais les tra­vaux ont tou­jours été dif­fé­rés. On l’a su le 11 oc­tobre. La dé­ci­sion était prise à l’évi­dence bien avant car on n’im­pro­vise pas des tra­vaux de cette am­pleur-là. »

Quel ave­nir pour la « bri­gade vo­lante » ?

Se­lon nos sources, onen­tend di­re­qu’un in­ves­tis­se­ment de 30 mil­lionsd’eu­ros se­rait pré­vu pour un Jim­my’z flam­bant neuf. « Quand on in­ves­tit au­tant d’ar­gent, pour­quoi ne l’ou­vrir que la moi­tié de l’an­née. Ça nous semble ir­réel. » Mais in­dé­pen­dam­ment de cette stra­té­gie éco­no­mique, les sa­la­riés­craignent la mort­pro­gres­sive de la « bri­gade vo­lante » – « Nous étions 150 en 1990, nous sommes 39 au­jourd’hui » – ré­pu­téeê­tre­bien payée. Ils sont convain­cus que le re­clas­se­ment s’ac­com­pa­gne­ra d’une­perte de sa­laire. « Il y a une opa­ci­té to­tale de la di­rec­tion. Ily au­ra une perte de sa­laire car les contrats sont de 39 heures et non 48 heures. On a l’im­pres­sion de nous battre dans le vide », sou­ligne Di­dier Pe­las­sy. Au­jourd’hui, et en fonc­tion des ré­ponses qu’ils au­ront eues de la SBM, les sa­la­riés di­ront s’ils dé­braie­ront de­main ou non…

(Pho­to J.D.)

La « bri­gade vo­lante » en­vi­sage de dé­brayer de­main.

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