Nice : un ca­mion per­cu­te­plus d’une di­zai­nede voi­tures

Se­lon des ha­bi­tants, un ca­mion a per­cu­té, en pleine nuit, à droite et à gauche de la chaus­sée, les vé­hi­cules en sta­tion­ne­ment rue Caf­fa­rel­li. Il a pris la fuite. Une belle frayeur pour les ri­ve­rains

Monaco-Matin - - Côte D’azur - STÉ­PHA­NIE GASIGLIA sga­si­glia@ni­ce­ma­tin.fr

Ça com­mence au 13 de la rue Caf­fa­rel­li. Sur le cô­té gauche, des voi­tures en sta­tion­ne­ment sont dé­fon­cées. D’autres se sont ren­trées de­dans comme dans un ca­ram­bo­lage. Et s’im­briquent dé­sor­mais les unes dans les autres : mo­teur dans coffre et vice ver­sa... Ro­land ins­pecte saMi­ni vin­tage vert bou­teille. « C’est un car­nage », lâche-t-il. La voi­ture ga­rée der­rière a em­bou­ti son coffre. Et l’avant de sa voi­ture de col­lec­tion est al­lé s’en­cas­trer dans le coffre du vé­hi­cule ga­ré de­vant ! « C’est ma fille qui m’a ap­pe­lé pour me dire qu’elle n’ar­ri­vait pas à sor­tir la voi­ture de la place et qu’elle était tout en­fon­cée. » Un peu plus loin, une Twin­go blanche a fait un bond sur le trottoir gauche. Son flanc droit est bou­sillé. Ré­tro­vi­seur et bouts de car­ros­se­rie jonchent en­core le bi­tume. « C’est un ca­mion qui a fait ça. Un gros ca­mion blanc, en pleine nuit », lance une dame en dé­ta­lant avec son sac de courses.

« On a eu très peur »

« Vers 4 heures du ma­tin, on a en­ten­du un gros bruit », in­siste un autre ri­ve­rain, qui pré­cise : « Il n’avait pas l’air d’avoir per­du le contrôle de son ca­mion. On a eu très peur. » Plus haut, un ha­bi­tant du mi­lieu de la rue Caf­fa­rel­li ins­pecte et as­tique sa ber­line noire. Elle est in­demne. « Ouf », dit-il. Les voi­tures ga­rées de­vant et der­rière lui n’ont pas eu cette chance. Jus­qu’en haut de la rue Caf­fa­rel­li, le même spec­tacle, de chaque cô­té de la chaus­sée. Au­moins une ving­taine de voi­tures ont su­bi le même sort. En fait, se­lon un pro­prié­taire de vé­hi­cule en­dom- ma­gé, il s’agi­rait d’un se­mi­re­morque qui sou­hai­tait re­joindre la voie ra­pide. « En tour­nant en bas de la rue, il au­rait d’abord per­cu­té des voi­tures. En­suite, il au­rait com­men­céà­mon­ter dans la rue, puis au­rait fait marche ar­rière voyant qu’il ne pou­vait pas pas­ser. » Des in­for­ma­tions qui ne sont pas confir­mées par la po­lice na­tio­nale, qui n’a pas ré­pon­du à nos sol­li­ci­ta­tions. Quant à la po­lice mu­ni­ci­pale, qui n’est pas in­ter­ve­nue, elle a mis à dis­po­si­tion des forces de l’ordre les bandes des ca­mé­ras de vi­déo­sur­veillance. Un ri­ve­rain au­rait réus­si à prendre la plaque d’im­ma­tri­cu­la­tion et l’au­rait four­nie à la po­lice. Mais le conduc­teur n’était pas, hier soir, en­core in­ter­pel­lé. « La po­lice nous a ex­pli­qué qu’il de­vait être en­core sur les routes à l’heure qu’il est et qu’ils ne l’avaient pas en­core lo­ca­li­sé » , as­sure un té­moin. Mar­cel Pe­rot, le res­pon­sable du comité de quar­tier de la rue Caf­fa­rel­li com­mence à voir rouge. « Le ca­mion fou, ça c’est la pre­mière fois que ça nous ar­rive !» , peste- t- il, avant d’ajou­ter : « mais ça fait des mois que la tran­quilli­té dans le quar­tier, c’est ter­mi­né. » Se­lon lui, la « bande de Gros­so », squatte ré­gu­liè­re­ment la nuit, tout près no­tam­ment du par­king Pal­mei­ra. « Ils en­qui­quinent les au­to­mo­bi­listes, bloquent les voi­tures et agressent les gens ver­ba­le­ment. » Il re­grette le­manque de pa­trouilles de la po­lice. « Ils ne viennent que si on les ap­pelle et ça n’a pas d’ef­fet. En tout cas, ils ne passent pas spon­ta­né­ment. On ne de­mande pas des pa­trouilles toute la nuit, mais de temps en temps ça sé­cu­ri­se­rait le quar­tier. »

(Pho­to Jean-Sé­bas­tien Gi­no-An­to­mar­chi)

Un ca­mion, blanc se­lon cer­tains té­moins, a re­mon­té toute la rue Caf­fa­rel­li, en dé­fon­çant les voi­tures ga­rées des deux cô­tés de la chaus­sée.

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