D. Es­tro­si-Sas­so­ne­mo­bi­li­sée contre les violences conju­gales

Monaco-Matin - - Côte D’azur - TH. P.

« Le com­bat est loin d’être ache­vé. » La sé­na­trice (LR) Do­mi­nique Es­tro­si-Sas­sone est in­ter­ve­nue au Pa­lais du Luxem­bourg, en pré­lude à la Jour­née in­ter­na­tio­nale contre les violences faites aux femmes, ce ven­dre­di. Rap­pe­lant que les Alpes-Ma­ri­times fi­gurent par­mi les trois dé­par­te­ments de France les plus meur­triers en la ma­tière, avec en­core treize morts liées à ces violences en 2015, elle a pré­sen­té le dis­po­si­tif de co­or­di­na­tion­mis en place entre les as­so­cia­tions spé­cia­li­sées, les élus et les ser­vices de l’État. Un dis­po­si­tif cen­tré sur l’hé­ber­ge­ment, grâce au centre d’ac­cueil de jour ni­çois L’Abri cô­tier, où plus de deux cents femmes ont été prises en charge en 2015. Mais aus­si sur l’ac­com­pa­gne­ment des vic­times dans les pro­cé­du- res et la pré­ven­tion par le « Té­lé­phone Grave Dan­ger ». Ce­lui-ci offre à une per­sonne vic­time de violences une té­lé­pro­tec­tion géo­lo­ca­li­sée lui per­met­tant d’aler­ter les au­to­ri­tés à tout mo­ment.

Al­ler plus loin

Très en­ga­gée dans la lutte contre les violences conju­gales, Do­mi­nique Es­tro­si-Sas­sone a in­vi­té les par­le­men­taires à vo­ter ra­pi­de­ment de nou­velles évo­lu­tions lé­gis­la­tives, pour ren­for­cer la vi­si­bi­li­té et l’ef­fi­ca­ci­té des me­sures exis­tantes. « Je par­tage la vo­lon­té que l’or­don­nance de pro­tec­tion qui per­met d’évin­cer du do­mi­cile conju­gal le concu­bin violent fonc­tionne à l’ave­nir comme une me­sure de pro­tec­tion im­mé­diate, alors que pa­ra­doxa­le­ment, dans la plu­part des cas, ce sont les vic- times qui quittent le do­mi­cile pour leur sé­cu­ri­té, se re­trou­vant ain­si en si­tua­tion de pré­ca­ri­té. Ce­pen­dant, les vic­times doivent bé­né­fi­cier du lo­ge­ment à la stricte condi­tion qu’il soit un lieu de sé­cu­ri­té. Car sans éloi­gne­ment im­mé­diat de l’au­teur des violences, s’ajoute une forme d’in­jus­tice so­ciale ren­voyant l’or­don­nance de pro­tec­tion à un voeu pieux », a-t-elle no­tam­ment sou­li­gné. « Le com­bat n’avance ja­mais as­sez vite. Tant qu’il per­siste un es­pace de souf­france et de vio­lence, il in­combe aux par­le­men­taires de vo­ter les évo­lu­tions lé­gis­la­tives né­ces­saires, mais éga­le­ment d’of­frir une vi­si­bi­li­té ac­crue aux me­sures exis­tantes et qui fonc­tionnent dé­jà dans nos ter­ri­toires afin d’en­di­guer ce fléau », a conclu la sé­na­trice.

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