LE SEXISME AU TRA­VAIL FLÉAU TRÈS RÉPANDU

Monaco-Matin - - France -

« Elle fait sa blonde » , « C’est quoi cette Bar­bie? » , « Ça piaille » … Près d’une sa­la­riée non cadre sur deux ( %) a dé­jà été confron­tée di­rec­te­ment au sexisme au tra­vail, en tant que té­moin ou en tant que cible, se­lon une en­quête BVA-pour le Con­seil su­pé­rieur de l’éga­li­té pro­fes­sion­nelle (CSEP), pu­bliée­hier. Cet­teé­tude a été pré­sen­tée aux mi­nistres Lau­rence-Ros­si­gnol (Droits des femmes) et My­riam El Khom­ri (Tra­vail), ain­si qu’un guide ré­di­gé par le CSEP pour ai­der les en­tre­prises à agir contre le sexisme. Se­lon l’en­quête, seules  % des femmes in­ter­ro­gées es­timent que leur en­tre­prise com­bat le sexisme, contre  % des hommes; près de la moi­tié ( %) ont eu le sen­ti­ment que, parce qu’elles sont des femmes, elles n’ont pas été aug­men­tées ou­pri­mées; et plus de la­moi­tié ( %) ont dé­jà adop­téune « condui­ted’évi­te­ment » pour ne pas avoir à af­fron­ter le sexisme (ne pas por­ter cer­taines te­nues ves­ti­men­taires, évi­ter de croi­ser cer­tains col­lègues...). De­puis la loi du  août  sur le dia­logue so­cial, les au­teurs d’ « agis­se­ments sexistes » peuvent faire l’ob­jet d’une sanc­tion dis­ci­pli­naire al­lant du simple avertissement jus­qu’au li­cen­cie­ment, et les em­ployeurs peuvent être condam­nés à ré­pa­rer le­pré­ju­dice su­bi par les vic­times.

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