En , Car­na­val tour­ne­ra au­tour de la cou­lée verte

Nou­veau cir­cuit pour les chars car­na­va­lesques et des ba­tailles de fleurs: du 10 au 26 fé­vrier, ils en­cer­cle­ront la place Mas­sé­na et une par­tie de la pro­me­nade du Paillon. Plus mo­ral. Plus sûr…

Monaco-Matin - - Côte D’azur - CH­RIS­TINE RI­NAU­DO cri­nau­do@ni­ce­ma­tin.fr

Éloi­gnés de la pro­me­nade des An­glais, du quai des États-Unis, des Pho­céens, de Ver­dun et du jar­din Al­bert-Ier, les chars du car­na­val et des ba­tailles de fleurs se re­cen­tre­ront au­tour de la place Mas­sé­na et d’une large par­tie de la pro­me­nade du Paillon. En outre, le cir­cuit se­ra en­tiè­re­ment bar­ri­ca­dé et sé­cu­ri­sé.

Le car­na­val 2017 se tien­dra, mais son tra­cé tra­ver­se­ra la place Mas­sé­na et ne fe­ra plus le tour par Ver­dun et les Pho­céens, mais par Jean- Jau­rès et Fé­lixFaure via la cou­lée verte. » Voi­là. La mo­nar­chie à la ni­çoise change de royaume. Elle dé­mé­nage. Au moins pour un an. On s’en dou­tait. Ch­ris­tian Es­tro­si, pré­sident de la Mé­tro­pole et de la Ré­gion l’a confir­mé hier, en mai­rie. En pré­sence de Geor­gesF­ran­çois Le­clerc, nou­veau pré­fet des Alpes-Ma­ri­times, Phi­lippe Pra­dal, maire de Nice, et Ru­dy Salles. C’est d’ailleurs ce der­nier, dé­pu­té et ad­joint au Tou­risme, qui a ini­tié la nou­velle boucle, au­tour de la­quelle dé­fi­le­ront, non seule­ment les chars du car­na­val, mais éga­le­ment ceux des ba-

tailles de fleurs. Exit le front de mer et ses abords, donc. Une vo­lon­té de Ch­ris­tian Es­tro­si : « Jus­qu’au 14 juillet 2017, pas d’évé­ne­ment ma­jeur sur la pro­me­nade des An­glais. Par res­pect de la mé­moire des vic­times [de l’at­ten­tat], de leurs fa­milles, de cette tra­gé­die. » On re­centre. On ra­masse. On pro­tège. Sim­ple­ment : chaque cor­so, chaque pa­rade sui­vra un cir­cuit tour­nant au­tour de la place Mas­sé­na, du bou­le­vard Jean-Jau­rès, de l’ave­nue Fé­lix-Faure. Ronde en­cer­clant une par­tie de la pro­me­nade du Paillon, puisque les chars bi­fur­que­ront par la tra­verse Flandre-Dun­kerque. Rien ne chan­ge­ra pour les tri­bunes: tou­jours dres­sées en quatre groupes, place Mas­sé­na, soit Le Car­na­val de Nice, cette an­née sur la place Mas­sé­na.

7380 sièges. Des pro­me­noirs fe­ront leur ap­pa­ri­tion: il y au­ra tou­jours ceux de l’es­pla­nade Mas­sé­na, plus d’autres, le long de Jean-Jau­rès et de Fé­lix-Faure. Fi­ni la zone gra­tuite. Con­crè­te­ment, les jours de fête, l’in­té­rieur de la cou­lée verte contour­née par les chars se­ra in­ter­dit au pu­blic. On doit pou­voir sur­veiller, contrô­ler au maxi­mum. Car le par­cours se­ra cein­tu­ré de bar­ri­cades, « des pan­neaux sur four­reaux » . Des pa­lis­sades com­pactes, oc­cul­tantes, seule­ment en­tre­cou­pées de 11 en­trées gar­dées par 80 agents de sé­cu­ri­té et flan­quées de 22 por­tiques de dé­tec­tion. Évi­dem­ment, les forces de l’ordre – po­lice mu­ni­ci­pale, na­tio­nale, mi­li­taires… – veille­ront sur ce « site unique

com­plè­te­ment pri­va­ti­sé » . Fouilles des sacs et pal­pa­tions s’in­vi­te­ront à la fies­ta.

Le Queer­na­val et le Car­na­val Run re­por­tés à 

À la cour du sou­ve­rain, le cir­cuit n’ap­pa­raît pas comme l’unique chan­ge­ment. Ain­si, le Queer­na­val et le Car­na­val Run n’au­ront pas lieu en 2017. Re­por­tés l’an­née sui­vante pour des rai­sons de sé­cu­ri­té et de bud­get. Même à l’éco­no­mie, les de­niers royaux se­ront gre­vés de dé­penses sup­plé­men­taires. La tran­quilli­té maxi­mum, ça se paye. Mais la nis­sar­di­té lu­dique ne baisse ni les bras ni les masques: « Au-de­là de la Ré­gion qui a en­core aug­men­té sa par­ti­ci­pa­tion, pas­sant

de 10000 à 70000 eu­ros, nous de­man­de­rons à l’État, une aide sup­plé­men­taire pour ré­pondre à ces be­soins qui ont un coût. » D’autre part, une mo­di­fi­ca­tion des ta­rifs des pro­me­noirs au­tour de la cou­lée verte a été né­ces­saire: « Alors que cette zone était gra­tuite en 2016, elle se­ra payante (5 eu­ros) pour les adultes, mais de­meu­re­ra gra­tuite pour les moins de 10 ans. » Ain­si, plus que ja­mais, le bur­lesque ra­be­lai­sien ni­çois, c’est du sé­rieux. C’est jus­te­ment parce qu’on n’a pas ri­go­lé avec, que le pré­fet a don­né qui­tus. « Car­na­val pour­ra se te­nir. Il doit se te­nir, in­siste le re­pré­sen­tant de l’État. Car il faut que Nice se re­lève… »

(Pho­to J.-Fran­çois Ot­to­nel­lo)

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