Une jour­née en cam­pagne

Monaco-Matin - - France -

CARTOND’AU­DIENCE

Le der­nier dé­bat de la pri­mai­rea fait un jo­li car­ton d’au­dience jeu­di soir: il a réuni , mil­lions de té­lé­spec­ta­teurs, à rai­son de , mil­lions sur France  et , mil­lions sur TF. Le tout pre­mier dé­bat avait été sui­vi par , mil­lions de­per­sonnes, le deuxième par , mil­lions, le troi­siè­me­par , mil­lions.

VALLS TAPESURFILLON

Dans un en­tre­tien à Pa­risNor­man­die, Ma­nuel Valls voit en Fran­çois Fillon « unad­ver­saire sé­rieux pour la gauche » . Il tacle en­sui­te­le­dé­sor­mais fa­vo­ri de la pri­mai­re­de­la droite, ju­geant que son pro­gramme est « in­juste car il est dur pour les plus mo­destes et gé­né­reux pour les plus riches. C’est un pro­gramme da­té, li­bé­ral et conser­va­teur, digne des an­nées quatre-vingt. Ce n’est pas ce­la qu’il faut pour la France. C’est un pro­gramme bru­tal qui s’at­taque àno­tre­mo­dèle so­cial, à l’État, aux ser­vices pu­blics, aux fonc­tion­naires, aux po­li­ciers, aux en­sei­gnants, aux in­fir­mières. Il met en cause le rôle des par­te­naires so­ciaux. »

CAL­MELS ÉCARTELÉE

Ce se­cond tour in­at­ten­dude la pri­mai­reentre Fillon et Jup­pé pla­ce­dans une drôle de po­si­tion Vir­gi­nie Cal­mels, l’ad­join­teet dau­phi­ned’Alain Jup­pé à la­mai­rie de Bor­deaux. Elle est en ef­fet, par ailleurs, la com­pagne de Jé­rôme Char­tier, dé­pu­té­duVal-d’Oise et sur­tout... porte-pa­role de Fran­çois Fillon. « Cette si­tua­tion ne nous pose au­cun pro­blème, parce que lui com­me­moi, nous avons une qua­li­té que per­sonne ne pour­ra nous contes­ter, la loyau­té. Nous dé­fen­dons donc cha­cun­notre can­di­dat » , a-t-elle as­su­réau jour­nal Sud-Ouest.

LES RE­GRETS DE JUP­PÉ

Sur BFMTV­hier ma­tin, Alain Jup­pé aes­quis­sé un dé­but d’au­to­cri­tique. « J’ai fait une cam­pagne in­tense, mais peut-être­pas en ci­blant la bonne cible » a-t-il dit, re­gret­tant de « ne­pas avoir, avant le pre­mier tour, suf­fi­sam­ment dé­cor­ti­qué le pro­gramme de cer­tains de[ ses] op­po­sants » . Il a aus­si une­der­nière fois en­fon­cé le clou sur le pro­jet de Fran­çois Fillon: « Sup­pri­mer   em­plois, onne l’a pas fait de  à . Ce “fonc­tion­naires ba­shing” n’est pas ac­cep­table. Au­cune or­ga­ni­sa­tion­ne­peut fonc­tion­ner com­me­ça. » Et d’ajou­ter, au su­jet de la­me­sure con­cer­nant la ré­forme de la Sé­cu­ri­té so­ciale, qui se désen­ga­ge­rait de cer­tains rem­bour­se­ments non prin­ci­paux: « Jene suis pas d’ac­cord avec cet­te­pro­po­si­tion. Non, le mo­dèle so­cial fran­çais n’est pas mort. »

JUPPE SOUTIENDRAIT FILLON FACEÀBAYROU

Les conjec­tures vont dé­sor­mais bon train­quant à une can­di­da­tu­rede Fran­çois Bay­rou à la­pré­si­den­tielle, si Fran­çois Fillon l’em­por­te­de­main. Alain Jup­pé s’est en tout cas­mon­tré clair hier. Il sou­tien­dra Fran­çois Fillon en cas de vic­toi­rede ce­lui-ci, même si Fran­çois Bay­rou ve­nait à être can­di­dat. « Bien en­ten­du, comme la pri­maire se­dé­roule cor­rec­te­ment, com­meles choses sont trans­pa­rentes, eh bien je sou­tien­drai ce­lui qui ga­gne­ra » , a dé­cla­ré Jup­pé.

LE PLEIN DE TWEETS

Sur les ré­seaux so­ciaux, Fran­çois Fillon bat­tait Alain Jup­péà­plate cou­tu­re­hier ma­tin. Il y fai­sait l’ob­jet de   com­men­taires, deux fois plus que son ri­val, qui pla­fon­nait à   évo­ca­tions. Si nom­brede tweets louaient la dé­ter­mi­na­tion ré­so­lu­ment droi­tiè­rede Fillon, d’autres se mon­traient plus ir­ri­tés. « J’ai fait chif­frer le­pro­gramme san­té de #Fillon: chaque foyer paie­raen moyenne   € de+ par an pour se soi­gner » , poin­tait ain­si la mi­nistre de la San­téMa­ri­sol Tou­raine. Fran­çois Fillo­naé­ga­le­ment été gen­ti­ment re­ca­dré sur le conte­nu des ma­nuels d’his­toire. « Se­lon Fillon, Vol­taire n’est­plu­sau­pro­gramme. Je l’ai étu­dié la se­maine der­niè­rea­vec mes  » , a twee­téu­nen­sei­gnant.

LA GESTEGAULLIENNE

Avant son mee­tingàNan­cy hier soir, Alain Jup­pé a fait un cro­chet par Co­lom­bey-les-Deux-Églises pour ydé­po­ser une gerbe sur la tombe du gé­né­ral deGaulle, re­ven­di­quant son hé­ri­tage « pa­trio­tique et hu­ma­niste » . Une dé­marche très gaullienne, qui ex­ha­lait tou­te­fois da­van­tage un par­fumd’adieu qu’un grand vent d’op­ti­misme.

PRI­MAIRE DE GAUCHE: UN CANDIDATDE PLUS

En at­ten­dant Fran­çois Hol­lande ou Ma­nuel Valls, un­nou­veau can­di­dat à la­pri­mai­rede la gauche vient de se dé­cla­rer. Il s’agit deRé­gis Pas­se­rieux,  ans, qui fut­mai­red’Agde et conseiller gé­né­ral de l’Hé­rault. Au sein du PS, au­quel ilaadhé­ré en , il a exer­cé­plu­sieurs res­pon­sa­bi­li­tés de se­cré­taire na­tio­nal, no­tam­ment en charge de l’in­ter­na­tio­nal. Ila­dé­jà re­çu le sou­tien des Pois­sons roses (si, si, ça ne s’in­ven­te­pas!), un mou­ve­ment qui réunit… des chré­tiens proches de la gauche.

LA PHRASE

En mee­ting hier soiràPa­ris, Fran­çois Fillon a fus­ti­gé ceux qui dé­nigrent son pro­gramme ju­gé trop conser­va­teur. « Ce­la fait trente ans que je suis gaul­liste et me voi­là sou­dain de­ve­nu le croque-mi­taine des ré­ac­tion­naires », s’est-il amu­sé. « La­droi­tede  ahis­sé le dra­peau tri­co­lore et elle ne l’abais­se­ra­plus » , a-t-il en­suite mar­te­lé.

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