Pas­sage obli­gé par le se­vrage

Monaco-Matin - - Santé -

La per­sonne su­jette au TCA n’éprou­ve­pas de plai­sir dans l’acte de man­ger puis­qu’il est in­ti­me­ment lié à la culpa­bi­li­té, sur­tout chez les bou­li­miques qui vont met­treen­place des stra­té­gies d’éli­mi­na­tion (ty­pi­que­ment en vo­mis­sant) pour ten­ter de­gom­mer leur honte de perdre le contrôle. « Dans le champdes ad­dic­tions au sens large, ce sont les ad­dic­tions ali­men­taires qui portent la plus grande part de culpa­bi­li­té. Sou­vent les pa­tients disent se sen­tir “sales”» , re­marque le Dr Zea­nan­din. Ad­dic­tionà­part en­tière, le TCA en re­vêt les ca­rac­té­ris­tiques: as­pect in­con­trô­lable, dé­pen­dance, be­soin ir­ré­pres­si­bled’avoir sa « dose » et né­ces­si­téd’en­avoir tou­jours plus. Et, com­me­pour la la drogue ou l’al­cool, le­ma­la­de­doit pas­ser par le se­vrage, vis-à-vis de ses restrictions ou de ses com­pul­sions. Il faut par­fois des mois, des an­nées mais « c’est une course pour la vie, pas une course contre la montre». « La gué­ri­son passe par une re­struc­tu­ra­tion psycho-émo­tion­nelle et une res­tau­ra­tion du poids. » Qui consul­ter dès lors ? « Son mé­de­cin trai­tant, une in­fir­mière sco­lai­reou­qui­conque en qui le ma­lade a confiance. » Comme An­gé­lique Gi­me­nez, le gas­tro-en­té­ro­logue ni­çois dé­nonce l’in­suf­fi­sance des les struc­tures de prise en charge. « Ces troubles sont trop ba­na­li­sés. Le­grand pu­blic les connaît mais n’a pas in­té­gré leurs consé­quences dra­ma­tiques. »

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