TOP  (AVEC L’AR­RIÈRE IN­TER­NA­TIO­NAL DU STADE FRAN­ÇAIS) « J’ai hâ­ted’ar­ri­ver à Tou­lon »

Pré­sent mer­cre­di à Mo­na­co pour le Fo­rum Peace and Sport, Hu­go Bon­ne­val, ar­rière du Stade Fran­çais qui re­join­dra le RCT la sai­son pro­chaine, a ac­cep­té de se confier

Monaco-Matin - - Sports - FLO­RIAN FIESCHI

Hu­go, la sai­son pro­chaine, vous al­lez por­ter le­maillot du RCT. Heu­reux ? Oui, c’est of­fi­ciel de­puis quelques jours. Main­te­nant, je suis à la fois triste de quit­ter Pa­ris, mais en même temps très ex­ci­té de re­joindre Tou­lon. Le RCT, ce­la re­pré­sente beau­coup de choses dans le rugby. Quand on vous parle du RCT, quelle est la pre­mière image qui vous vient en tête ? Tout de suite, ce qui me vient à l’es­prit, c’est l’en­trée des joueurs dans le stade lors­qu’il tra­verse la foule. Il y a tel­le­ment de gens, c’est im­pres­sion­nant. Spor­ti­ve­ment aus­si, le RCT im­pres­sionne… Oui, de­puis plu­sieurs an­nées, c’est un club qui est en haut de l’af­fiche avec chaque sai­son une par­ti­ci­pa­tion aux phases fi­nales de Top  et des grosses per­for­mances en coupe d’Eu­rope. Ça dé­note une cer­taine am­bi­tion. Ac­tuel­le­ment, dans quel état d’es­prit êtes-vous ? J’ai eu  ans samedi der­nier, et on va dire que j’ai res­sen­ti ça comme un pe­tit tour­nant. Quand le Stade Fran­çais a été cham­pion de France (), c’est mal­heu­reu­se­ment l’an­née où j’ai été gra­ve­ment bles­sé. La coupe d’Eu­rope ? Je n’y ai par­ti­ci­pé qu’une seule fois avec Pa­ris. Donc si j’ai choi­si le RCT, c’est aus­si pour en­chaî­ner les matches de haut ni­veau pour pour­sui­vre­ma pro­gres­sion. Avec ce trans­fert, avez-vous le sen­ti­ment de fran­chir un cap ? Non, je le fran­chi­rai, seule­ment si je joue et si je suis bon avec Tou­lon. Si­gner au RCT, c’est beau, mais pour l’ins­tant, il n’y a rien... Donc main­te­nant, àmoi de bien fi­nir l’an­née avec le Stade Fran­çais. C’est un ob­jec­tif que je ne veux sur­tout pas gal­vau­der. D’au­tant que Pa­ris re­pré­sente beau­coup pour moi. Donc hors de ques­tion de lais­ser tom­ber. Je vais es­sayer de fi­nir du mieux pos­sible la sai­son, pour en­suite me fo­ca­li­ser plei­ne­ment sur le RCT. Ap­pré­hen­dez-vous ? Ça va être la pre­mière fois que je quitte Pa­ris. Je n’ai joué qu’à Pa­ris. Ça se­ra donc une nou­velle aven­ture, mais ça va me per­mettre de sor­tir de mon co­con, de m’éloi­gner de ma zone de confort. Ça se­ra dif­fé­rent, mais je suis éga­le­ment très content. J’ai hâte d’ar­ri­ver à Tou­lon. Vous ne se­rez pas le seul Pa­ri­sien, puisque Ra­phaël La­ka­fia a éga­le­ment choi­si de s’en­ga­ger avec Tou­lon... Raf avait fait ce choix avant moi, on en a par­lé en­semble parce qu’on est potes, mais nos choix de car­rière n’étaient pas liés. Après je connais bien aus­si Ma­thieu Bas­ta­reaud, avec qui j’ai évo­lué au Stade Fran­çais. Donc c’est vrai que le fait d’avoir quelques vi­sages connus, ça ras­sure. Mais je m’at­tends aus­si à dé­cou­vrir une nou­velle ma­nière de fonc­tion­ner. En re­vanche, au Stade Fran­çais, beau­coup de joueurs s’en vont (La­ka­fia, Sli­ma­ni, Sin­zelle, Dou­may­rou). Ce n’est pas évident parce qu’il y a beau­coup de jeunes au Stade. On a tous fait nos gammes en­semble, et pour le club, ça Hu­go Bon­ne­val as­sure qu’il va fi­nir la sai­son à   % avec le Stade fran­çais. Mais il a dé­jà la tête à Tou­lon.

res­semble main­te­nant à un tour­nant. Ce­la au­rait-il pu se pas­ser au­tre­ment ? Je pense que oui, mais ça fait par­tie du rugby pro­fes­sion­nel. C’est la loi du haut ni­veau. En avez-vous par­lé avec vos par­te­naires ? À Pa­ris, on est comme une bande. On est en per­ma­nence en­semble, on est connec­té avec les ré­seaux so­ciaux, donc oui for­cé­ment on en parle. Mon dé­part ? Oui, mes co­équi­piers étaient dé­çus, mais ils le sen­taient ve­nir. Mes amis proches aus­si. J’avais cer­taines hé­si­ta­tions quan­tà­mon ave­nir. Main­te­nant, que va-t-il se pas­ser à Pa­ris ? De l’in­té­rieur, c’est com­pli­qué pour nous ! Pour Gon­za­lo (Que­sa­da), c’est pa­reil. Le coach es­saie de mettre quelque chose en place de­puis quatre ans, et il voit cinq joueurs quit­ter le na­vire. Sin­cè­re­ment, j’es­père pour le club qu’on ne se­ra que cinq à s’en al­ler. Mais je com­prends tout à fait nos sup­por­ters, je sais qu’ils ne sont pas contents, mais je vais fi­nir l’an­née à  %. On ne va pas gâ­cher ce qu’il nous reste à fi­nir en­semble. En si­gnant au RCT, la porte du XV de France pour­rait- elle s’ou­vrir plus fa­ci­le­ment ? C’est tou­jours pa­reil, la porte s’ou­vri­ra si je suis bon. Si­non, elle res­te­ra fer­mée. Mais comme je l’ai dit pré­cé­dem­ment, j’ai si­gné à Tou­lon pour fran­chir un cap. Je veux jouer des gros matches. Les Bleus ? Bien évi­dem­ment que ça m’in­té­resse. J’es­père donc que cette si­gna­ture pour­rame per­mettre de re­trou­ver le XV de France. De l’ex­té­rieur, n’avez-vous pas l’im­pres­sion de si­gner dans un club de “fa­das” ? (Rires) Tou­lon ? Je ne connais pas du tout, donc je ne peux pas dire grand-chose sur le club. Mais pour avoir dis­cu­té de ça avec Ma­thieu (Bas­ta­reaud), il m’a bien fait com­prendre que ça se­rait dif­fé­rent de Pa­ris. C’est-à-dire ? Dans la ca­pi­tale, il y a une cer­taine forme d’ano­ny­mat, j’ai aus­si une li­ber­té que je n’au­rais peut- être pas à Tou­lon, mais ça fait par­tie du jeu, et c’est ça aus­si qui est plai­sant. Main­te­nant en tant que joueur, je n’ai ja­mais quit­té Pa­ris. Donc ça se­ra un dé­chi­re­ment, parce que pour moi, cette ville re­pré­sente énor­mé­ment de choses.

Tout ça, c’est dif­fi­cile à in­té­grer pour les fans du Stade Fran­çais…

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