Trop gen­tils; très mé­chante

Monaco-Matin - - Détente - Le billet de Phi­lippe Bou­vard

Le der­nier dia­logue Jup­pé-Fillon nous a ap­por­té quelques in­for­ma­tions: ces deux hommes d’État s’aiment et s’es­timent; il n’est pas im­pos­sible qu’après le dé­bat, ils soient al­lés dî­ner tous les deux dans un des bis­trots de leur jeu­nesse; leurs femmes doivent être amies et leurs en­fants co­pains; ils connaissent mieux que nous les dos­siers; ils sont plus in­tel­li­gents que nous; ils parlent mieux que nous. Bref, jeme de­mande si la meilleure so­lu­tion n’est pas que les deux mé­nages s’ins­tallent à l’Ély­sée et que le vain­queur de­mande au vain­cu d’être son Pre­mier mi­nistre. Àmoins qu’ils optent pour une vé­ri­table al­ter­nance qui les ver­rait pas­ser de n° à n° puis re­ve­nir de n° à n° comme le font, avec tant de brio, les duet­tistes Pou­tine et Med­ve­dev. Sur les mêmes pe­tits écrans, on avait eu droit, en hors- d’oeuvre et sur un tout autre ton, à l’exé­cu­tion ca­pi­tale du der­nier ar­ri­vé des «Jem’voyais dé­jà». Le sieur Ma­cron, ac­cou­ru sans mé­fiance sur la pro­messe d’une émis­sion spé­ciale, et qu’Anne-So­phie La­pix, dé­chaî­née, a la­mi­né, dé­chi­que­té, ri­di­cu­li­sé. En évo­quant les épi­sodes les plus ra­tés de son plan­mar­ke­ting: « Ma­cron sur la cou­ver­ture de Pa­ris-Match » ; « Ma­cron se fai­sant ra­ser au sa­lon de la coif­fure » ; « Ma­cron dé­di­ca­çant son bou­quin à des lec­teurs ne com­pre­nant même pas la page de garde ». Ma­cron dont la seule dé­fense a consis­té à ré­pé­ter « Je ne vous per­mets pas de dire ça ».

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