« Tout ce­la n’est pas très sé­rieux! »

Monaco-Matin - - Le Dossier Du Dimanche -

Fran­che­ment, je vous le dis: la fa­çon dont il a été trai­té est ab­so­lu­ment conster­nante, tant po­li­ciè­re­ment que ju­di­ciai­re­ment et même hu­mai­ne­ment...

On lui re­proche tout de même d’avoir tou­ché des en­ve­loppes dans le ca­dred’un­pro­gramme im­mo­bi­lier... L’en­ve­loppe dont il est ques­tion a été re­trou­vée chezM. Al­ber­ti, pas chez Gé­rard Spi­nel­li. Par dé­fi­ni­tion, il n’a donc pas tou­ché cette en­ve­loppe. Ce­la pose dé­jà un pro­blème. Parce qu’en droit, on ne peut être que sur une ten­ta­tive. Mais en réa­li­té, je ne sais pas très bien ce que l’on re­pro­cheà­mon client.

Li­no Al­ber­ti n’a-t-il pas dé­cla­ré qu’elle était des­ti­née à votre client? Ce mon­sieur s’em­mêle les pin­ceaux sur ses di­verses dé­cla­ra­tions. Il est ca­pable de dire dans la même dé­po­si­tion quelque chose et son contraire. Ce­la n’est pas très sé­rieux d’au­tant que l’or­don­nance de ren­voi qui de­vrait pré­ci­ser les choses est éton­nam­ment confuse.

Confuse? Je dé­po­se­rai d’ailleurs des conclu­sions de nul­li­té. Car au pas­sage, l’ar­ticle vi­sé ne cor­res­pond pas au dé­lit que l’on im­pu­teà­mon client, mais à un tra­fic d’in­fluence pour le­quel il a bé­né­fi­cié d’un non-lieu. Pour le reste, on ne m’ex­plique pas vrai­ment ce qu’on lui re­proche. On me dit qu’il au­rait tou­ché de l’ar­gent, mais on ne me dit pas vrai­ment pour­quoi. Or quand on se per­met de ren­voyer au tri­bu­nal un maire, un per­son­nage pu­blic, pour des faits aus­si graves, la­moindre des choses, c’est de pré­ci­ser les choses. Si ce­la avait été fait, on n’en se­rait d’ailleurs pas là. Nous al­lons de­man­der la re­laxe pure et simple.

Gé­rard Spi­nel­li est pour­sui­vi pour cor­rup­tion, ila­pas­sé qua­tre­mois en dé­ten­tion pro­vi­soire dans le ca­drede cette af­faire...

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