Jar­dim: « Tout est pos­sible »

L’en­traî­neur mo­né­gasque s’est pré­sen­té se­rein hier en conférence de presse, après avoir bat­tu l’OM (4-0). Si l’ASM est eu­pho­rique sur la pe­louse, Leo­nar­do Jar­dim, lui, ne s’en­flamme pas

Monaco-Matin - - Sports - RE­CUEILLI PAR FAB.P.

Vous de­vez sa­vou­rer cette pé­riode... C’est dif­fi­cile de pro­fi­ter parce que nous jouons tous les trois jours et n’avons pas vrai­ment le temps pour ça. Une fois le match ter­mi­né, on pense dé­jà au pro­chain. On re­garde les joueurs qui sont bien ou fa­ti­gués. Mais on ne pro­fite ja­mais à %. On sa­voure  h, et le len­de­main, c’est ou­blié. On passe à autre chose.

Avez-vous dé­jà connu une pé­riode aus­si faste ? A l’Olym­pia­kos, je n’avais pas per­du un seul match, seule­ment 2 ou 3 nuls. Au Spor­ting, j’avais ga­gné 11 matches d’af­fi­lée, 13 avec Bra­ga.

Quel est le se­cret pour en­chaî­ner ces vic­toires ? La dy­na­mique. Le col­lec­tif est très bon et les rem­pla­çants sont de qua­li­té. Quand ils jouent, le ni­veau de l’équipe ne change pas. Tout le monde connaît la va­leur d’une vic­toire. Les trois points pris contre Mar­seille ou Pa­ris, sont les mêmes que nous avons per­dus à Tou­louse ou Nice. Voi­là pour quoi il n’y a pas de pe­tit ou grand match. Di­jon, c’est pa­reil. Je ne re­garde pas les équipes. Seuls les points comptent.

Pre­nez-vous ça comme une re­vanche per­son­nelle, dans la­me­sure où vous avez été beau­coup cri­ti­qué dans le pas­sé ? Non, vous me connais­sez, je ne pense pas à la re­vanche. J’ex­plique cette réus­site très sim­ple­ment : notre ef­fec­tif est de meilleure qua­li­té. Quand la qua­li­té des joueurs aug­mente, la per­for­mance aus­si. L’équipe est plus com­pé­ti­tive que la sai­son der­nière. Nous avons su gar­der nos meilleurs joueurs et nous nous sommes aus­si ren­for­cés en ache­tant trois joueurs. La qua­li­té des joueurs, c’est le plus im­por­tant. Après, s’ajoutent à ça le tra­vail et la mé­tho­do­lo­gie.

Avez-vous le sen­ti­ment d’être plus es­ti­mé ? C’est sûr que je pré­fère être es­ti­mé plu­tôt que cri­ti­qué. Mais je conti­nue de fai­re­mon tra­vail. Je n’en­tends pas ce qu’il se dit au­tour. Je tra­vaille, sans pleur­ni­cher.

Peut-on di­re­main­te­nant que vous vi­sez le titre ? Le cham­pion­nat est loin d’être ter­mi­né. Il y a 15 pts à prendre jus­qu’au 21 dé­cembre et la 19e jour­née. Nous al­lons de­voir faire une ges­tion des joueurs. Le plus im­por­tant, c’est de se fo­ca­li­ser sur les échéances proches. Match après match. Et non la fi­na­li­té du titre. C’est le meilleur moyen de ne pas y ar­ri­ver.

Mais vous ne pou­vez pas em­pê­cher les gens de par­ler de titre ? Je n’em­pêche ja­mais per­sonne de dire quoi que ce soit.

Comment dé­ci­dez-vous de faire re­po­ser un joueur ou pas ? On re­garde le temps qu’on a pour ré­cu­pé­rer. Moins de trois jours, c’est li­mite. Mais tout dé­pend aus­si du poste du joueur. Un dé­fen­seur cen­tral peut plus en­chaî­ner qu’un­mi­lieu of­fen­sif par exemple. Il faut prendre en consi­dé­ra­tion l’âge et les spé­ci­fi­ci­tés phy­siques de chaque joueur. Et quand je fais ap­pel aux rem­pla­çants, ils ré­pondent pré­sent.

Comment en être sûr ? C’est simple : notre mé­tho­do­lo­gie d’en­traî­ne­ment per­met de tou­jours évo­luer en si­tua­tion de­match. Avec le bal­lon et une in­ten­si­té si­mi­laire. Ce n’est pas comme si un joueur fai­sait de l’ath­lé­tisme à l’en­traî­ne­ment dans un coin et al­lait jouer en­suite en match le­week- end. Dans ce cas, oui, il y a une vraie in­cer­ti­tude. Mais avec la mé­thode éco­lo­gique, où on s’ef­force de­mettre les joueurs dans les condi­tions d’un­match à l’en­traî­ne­ment, il y a moins de risque.

Les  points per­dus la sai­son der­nière sur Lyon ne sont-ils pas une source de mo­ti­va­tion pour votre groupe ? Non, on pré­fère se sou­ve­nir plu­tôt de la pre­mière sai­son. On a fi­ni troi­sième aus­si, comme la sai­son der­nière. Mais on re­ve­nait de der­rière sur Mar­seille. C’est plus po­si­tif.

Avec cette bonne dy­na­mique, est- ce com­pli­qué de conten­ter tout le monde ? L’ob­jec­tif, c’est l’in­ten­si­té. Les joueurs savent que c’est le plus im­por­tant. Je ne donne pas du temps de jeu juste pour faire plai­sir. Je fais en fonc­tion des be­soins de l’équipe.

Si en dé­but de sai­son on vous avait dit que ça al­lait se pas­ser comme ça, l’au­riez-vous cru ? Oui. Je crois tou­jours que tout est pos­sible. C’est l’his­toire du foot­ball. Mais après avoir par­lé de tout ça, le plus im­por­tant, c’est le match très chaud qu’on joue­ra contre Di­jon. Une équipe très phy­sique avec un at­ta­quant très fort.

Le cham­pion­nat est loin d’être ter­mi­né ”

(Photo J-F. Ot­to­nel­lo)

Leo­nar­do Jar­dim se mé­fie de Di­jon, « une équipe très forte » .

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