Conti­nuer

Monaco-Matin - - L’économie - de Ch­ris­telle Le­febvre

Grou­cho Marx a dit: « Je vous cé­de­rais bien ma place

mais elle est dé­jà oc­cu­pée. » Chefs d’en­tre­prise, ma­na­gers, sa­la­riés, ne­vous oc­cu­pez pas de la cause féminine juste pour faire plai­sir. Faites-le parce que vous en êtes convain­cus. Parce que la femme ap­porte réel­le­ment sa pierre à l’édi­fice, à tous les étages de l’édi­fice. Parce qu’elle est com­pé­tente, que sa vi­sion ajoute de la va­leur à votre en­tre­prise. Ne le faites pas à coup de grands mots et dis­cours to­ni­truants. Faites en la dé­mons­tra­tion en l’ap­pli­quant concrè­te­ment dans votre en­tre­prise, en mon­trant l’exemple car c’est par la preuve que l’on fe­ra bou­ger l’in­cons­cient in­di­vi­duel et col­lec­tif. Oui, il faut conti­nuer à lé­gi­fé­rer. Il faut sur­tout s’as­treindre à ap­pli­quer les lois. À tra­vail égal, sa­laire égal, c’est la base de­puis . Mon an­née de nais­sance. Qua­ran­te­quatre ans après, ce n’est tou­jours pas la réa­li­té dans toutes les en­tre­prises. Et ce n’est pas qu’une ques­tion d’in­dice sur une fiche de paie, c’est juste la re­con­nais­sance nor­male d’un sa­voir-faire, d’une com­pé­tence. Et ce n’est d’ailleurs pas va­lable que pour la femme. Ça doit l’être quel que soit l’âge, l’ori­gine, le sexe. Parce que c’est ça re­ven­di­quer l’éga­li­té. Ce n’est pas pour soi. C’est parce qu’on croit, on sait, que c’est bon pour la ci­té, pour la so­cié­té dans la­quelle on vit. Celle que l’on veut du­rable et per­fec­tible.

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