QuandVa­lé­rie Rous­selle joue la com­plé­men­ta­ri­té L’es­sor

La pro­prié­taire de Châ­teau Rou­bine ad­di­tionne les com­pé­tences dou­ble­ment : avec son fils et un 2d do­maine. Pro­vi­den­tiel pour l’en­tre­prise

Monaco-Matin - - L’économie - CH­RIS­TELLE LE­FEBVRE cle­febvre@ni­ce­ma­tin.fr

Ce­week-end, ilya­vait le Black Fri­day. Le 9 dé­cembre, à Lorgues, il y au­ra le Pink Fri­day! Va­lé­rie Rous­selle, la pro­prié­taire de Châ­teauRou­bine, ne rate ja­mais une oc­ca­sion de rap­pro­cher le vin de la femme. Elle or­ga­nise une jour­née de lan­ce­ment du nou­veau mil­lé­sime au do­maine. À son pre­mier do­maine, doit-on dé­sor­mais pré­ci­ser, car l’en­fant de Saint-Tro­pez a confir­mé son amour pour le ter­roir de Lorgues. Elle vient d’ache­ter Châ­teau Sainte-Béa­trice, vi­gnoble bâ­ti de toutes pièces ces trente der­nières an­nées par Mon­sieur et Ma­dame No­va­ret­ti, Mo­né­gasques et Va­rois de coeur. Son­maî­tre­mot: la com­plé­men­ta­ri­té.

Dé­ve­lop­per ses va­leurs

« De­puis 1994, date à la­quelle j’ai ache­té Châ­teau Rou­bine, je me suis at­ta­chée à lui rendre toute son au­ra de Cru Clas­sé en le do­tant d’équi­pe­ments de pointe et en m’en­tou­rant de tech­ni­ciens de ta­lent » , ex­plique Va­lé­rie Rous­selle. Elle l’a d’abord fait avec Phi­lippe Ri­boud, le père de ses trois en­fants. Puis seule après leur sé­pa­ra­tion. « Au­jourd’hui, Châ­teau Rou­bine et ses 120 hec­tares de vigne sont au top de leurs ca­pa­ci­tés et nous sommes ar­ri­vés à une taille cri­tique. Nous sommes à sa­tu­ra­tion sur le Cru Clas­sé, on a tout ven­du cette an­née. J’avais be­soin de nou­velles vignes pour conti­nuer à nous dé­ve­lop­per. » Étendre son ac­ti­vi­té fait par­tie des gènes de l’en­tre­pre­neur et de Va­lé­rie Rous­selle en par­ti­cu­lier. La vi­gne­ronne a gran­di sur les plages de Pam­pe­lonne où son père a créé et di­rige le cam­ping Con Ti­ki. Les pro­jets mû­rissent dans sa tête comme le rai­sin sur la vigne. « J’avais en­vie d’une nou­velle dy­na­mique pour Châ­teau Rou­bine, confie-t-elle. La pré­sence de mon fils Adrien qui a re­joint l’en­tre­prise il y a trois ans, la rend pos­sible. À deux, nous pou­vons dé­ga­ger le temps né­ces­saire à de nou­veaux pro­duits. »« Le but avec Sainte-Béa­trice est de com­plé­ter notre gamme, en­chaîne Adrien. Châ­teau Rou­bine est sur un po­si­tion­ne­ment haut de gamme. On fait le meilleur de la Pro­vence avec La Vie en Rose, qui est à 12 et des vins plus poin­tus, plus éli­tistes, plus hé­do­nistes avec nos têtes de cu­vée. Avec Sainte-Béa­trice, nous al­lons pou­voir dé­ve­lop­per des vins entre 5 et 12€. On va fonc­tion­ner comme s’il n’y avait qu’un seul grand do­maine, mu­tua­li­ser les struc­tures, mais on va vi­ni­fier des deux cô­tés, re­voir les ins­tal­la­tions et équi­pe­ments des deux, pour pou­voir mon­ter Châ­teau Rou­bine en­core d’un ni­veau avec une cave ex­pé­ri­men­tale, un la­bo­ra­toire, du ré­cep­tif plus gla­mour, tout en pou­vant trai­ter de gros vo­lumes, avec nos jus en plus du né­goce. » « Avec un es­prit ar­ti­sa­nal. J’y tiens » , in­sis­teVa­lé­rie Rous­selle qui pro­fite aus­si du temps li­bé­ré par la pré­sence d’Adrien pour lan­cer sa gamme de cos­mé­to­lo­gie Sens en Pro­vence, al­liance des bien­faits des plantes mé­di­ter­ra­néennes et des ac­tifs de la vigne.

L’al­liance homme-femme

« On ap­porte aus­si à Sainte-Béa­trice les com­pé­tences ac­quises avec Rou­bine. Rou­bine est pré­sent dans qua­rante pays à l’ex­port. Sain­teBéa­trice n’était dis­tri­bué que lo­ca­le­ment. On l’em­mène en France et à l’in­ter­na­tio­nal, on fait de ses trois gammes des pro­duits mo­dernes et su­per-ac­ces­sibles. On aug­mente les ca­pa­ci­tés des deux do­maines pour at­teindre les deux mil­lions de bou­teilles. » La com­plé­men­ta­ri­té de la gamme se re­trouve aus­si dans la celle du fils et de la mère. Va­lé­rie Rous­selle rayonne dans l’évé­ne­men­tiel, la com­mu­ni­ca­tion, les re­la­tions pu­bliques. Adrien s’épa­nouit dans le dé­ve­lop­pe­ment com­mer­cial. Pro­vi­den­tiel pour l’ave­nir des deux do­maines. « C’est une réelle force. Nos vi­sions s’ad­di­tionnent. La com­pli­ci­té homme femme est aus­si très pré­sente avec Pierre Gué­rin, notre maître de chais. » Et preuve que le mas­cu­lin et le fé­mi­nin ne se tra­duisent pas tou­jours se­lon les ap­pa­rences, La Vie en Rose, au concept si fé­mi­nin, a été conçu par Adrien. 100000 bou­teilles ven­dues la­pre­mière an­née, 600000 cette an­née. Pink Fri­day: cha­teau­rou­bine.com

(D.R.)

Fon­da­trice des Eléo­nores de Pro­vence en , prix de l’Ex­cel­lence fran­çaise en , pré­si­dente du Cercle Femmes de vin de­puis , Va­lé­rie Rous­selle a dou­blé le CA de Châ­teau Rou­bine à l’ex­port cette an­née. S’agran­dir était né­ces­saire: Châ­teau Sainte Béa­trice par­ti­cipe de cet élan.

Newspapers in French

Newspapers from Monaco

© PressReader. All rights reserved.